Dans Les grandes chaleurs, ils jouent un couple improbable. Lui a tout juste 20 ans et elle en a 52. Dans la vraie vie, il est un peu plus vieux, et elle, un peu plus jeune.
Malgré leur différence d’âge, François Arnaud et Marie-Thérèse Fortin partagent la vedette des Grandes chaleurs, qui est, pour l’un comme pour l’autre, une première expérience dans un rôle principal au cinéma.
Eh oui! Aussi étrange que cela puisse paraître, la directrice artistique du Théâtre d’Aujourd’hui n’a jamais eu de premier rôle au grand écran.
«Je ne pensais pas me retrouver là un jour, confie la comédienne, qu’on a surtout vue au théâtre et à la télévision. Je pensais que, pour moi, il était trop tard pour les grands rôles au cinéma.»
Marie-Thérèse Fortin avait tort puisque Sophie Lorain a rapidement pensé à elle pour tenir le rôle de Gisèle, une travailleuse sociale nouvellement veuve qui vivra une histoire d’amour hors de l’ordinaire. Gisèle, espère son interprète, pourra inspirer les femmes.
«J’espère que les femmes qui vont aller voir le film vont retrouver l’envie de croire qu’on peut connaître l’amour à n’importe quel âge, affirme-t-elle. Qu’il y a juste le regard des autres qui peut nous empêcher de prendre notre élan.»
Dans la chambre à coucher
De son côté, François Arnaud, qu’on a pu voir dans un rôle secondaire dans le film de Xavier Dolan J’ai tué ma mère, était plus qu’heureux de donner la réplique à Marie-Thérèse Fortin et de se faire connaître davantage du public.
«Avoir Marie-Thérèse comme partenaire de jeu, c’était formidable, affirme le jeune premier qui a quitté le Conservatoire d’art dramatique il y a tout juste deux ans. Je l’admire beaucoup comme comédienne, mais à un moment donné, il fallait dépasser cette admiration-là pour pouvoir jouer d’égal à égal comme on devait faire dans ce film et développer une réelle intimité.»
Effectivement, les deux partenaires de jeu ont dû vite faire fi de leur timidité pour développer une vraie complicité et être prêts à jouer certaines scènes plus délicates.
«L’intimité, contrairement à ce qu’on peut penser, ce n’est pas juste dans les scènes de cul, explique celui qu’on pourra voi cet automne dans la série Yamaska à TVA. Des fois, c’est juste dans les dialogues, quand les peaux se frôlent, dans une façon de regarder l’autre, que la complicité apparaît. C’est ça qui est le plus difficile à développer, parce que, dans les scènes de baise, il n’y a rien à faire de plus que les mouvements!»
Les grandes chaleurs
En salle dès vendredi