Si certains cinéastes rêvent pendant des années de réaliser leur premier film, d’autres se retrouvent derrière la caméra sans vraiment l’avoir cherché. C’est le cas de Sophie Lorain, qui signe avec Les grandes chaleurs sa première réalisation pour le cinéma.
Un coup de téléphone de Michel-Marc Bouchard, qui signe le scénario du film adapté de sa pièce de théâtre, et des producteurs Christian Larouche et Valérie Bissonnette, puis une rencontre, et l’affaire était réglée.
Bouchard, Larouche et Bisonnette avaient beaucoup aimé le travail de Lorain comme réalisatrice des séries télé Un homme mort, La galère et la dernière saison de Nos étés.
Ils souhaitaient également que l’histoire d’une femme de 52 ans (Marie-Thérèse Fortin) qui découvre à la mort de son mari que ce dernier l’a trompée durant des années et qui tombe en amour avec un jeune homme de 20 ans (François Arnaud) soit racontée par une femme. Sophie Lorain était donc la femme de la situation.
«Je n’avais pas le désir de réaliser un long métrage, confie d’emblée la principale intéressée. Mais je trouvais le sujet passionnant. J’aime beaucoup le travail de Michel-Marc Bouchard et je souhaitais travailler avec lui. Le cinéma est un médium que je connaissais moins, alors je me suis dit : “Why not!”»
Derrière et devant la caméra
Habituée aux plateaux de tournage de télévision, la nouvelle cinéaste ne s’est pas du tout sentie perdue lorsqu’elle est arrivée sur celui des Grandes chaleurs.
«Un tournage, c’est un tournage, qu’on soit à la télé ou au cinéma; ça a son lot de difficultés, de moments de bonheur et de doutes, explique la réalisatrice. Le défi, c’est toujours de raconter une histoire, qu’on soit à la télévision ou au cinéma. C’est dans le souffle que c’est différent. La réflexion n’est pas la même au cinéma.»
Ravie de sa première expérience cinématographique, la femme de carrière n’en a pas fini avec le 7e art.
Sophie Lorain travaille présentement sur une co-scénarisation pour le cinéma. À la télévision, elle sera de retour à la réalisation pour nous offrir la deuxième saison de La galère, aux côtés d’Alexis Durand-Brault.
Et le jeu dans tout cela?
«Il est possible qu’on me revoie comme actrice, avance-t-elle. J’ai deux projets en branle pour l’année prochaine.»
La comédienne, qu’on a vue la dernière fois à l’écran dans le film Maman Last Call (2005), ne s’ennuie pas pour autant de jouer la comédie.
«J’ai du plaisir à réaliser, assure-t-elle. J’ai l’impression de jouer par procuration!»
D’ailleurs, sa grande expérience d’interprète lui sert beaucoup sur les plateaux.
«Pour moi, le jeu est capital, plus que tout le reste, affirme-t-elle. Je connais tous ses rouages. Sur un plateau, le jeu, c’est quelque chose sur quoi je n’arrive pas à faire de concessions. La direction d’acteurs, c’est ce que je préfère!»
Les grandes chaleurs
En salle le 7 août













