C’est à un rendez-vous intime que Zachary Richard avait convié ses fans montréalais hier soir. Il leur présentait pour la première fois les pièces de son dernier album, Last Kiss, un disque en anglais, son troisième, mais son premier en 17 ans.
Dans une petite Cinquième salle de la Place des Arts bien remplie, le Louisianais Québécois d’adoption a fait chavirer le cœur de l’audience avec ses ballades empreintes d’émotion, mais il a aussi fait danser le public avec ses chansons entraînantes où la musique cajun de La Nouvelle-Orléans n’était jamais bien loin.
Zachary Richard a ouvert le bal avec la pièce Dansé, de sa dernière offrande. Le chanteur a d’ailleurs interprété plusieurs chansons de l’excellent Last Kiss, dont The Levee Broke, touchante complainte sur l’ouragan Katrina, The Ballad of C. C. Boudreaux, hommage à son oncle qu’il a fait seul au piano, ou encore Acadian Driftwood, un duo avec Céline Dion sur disque, mais qu’il a fait sur scène avec sa formidable choriste, Yolanda Robinson.
Parlons-en de cette magnifique chanteuse qui a su si bien accompagner Zachary Richard. Ce dernier aurait bien pu chanter seul, sans choriste ou sans musicien, tellement sa voix claire nous fait passer par toute une gamme d’émotions.
Par contre, la choriste le pianiste-accordéonniste, le guitariste et le percussionniste qui l’accompagnaient étaient vraiment tous excellents.
En français
Le grand défenseur de la langue française en Amérique du Nord a par mo-ments délaissé la langue de Shakespeare pour celle de Molière. Pour le plus grand plaisir du public il a interprété Au bord du lac Bijou, Ô Jésus et Écrevisses, pendant laquelle il a invité les spectateurs à se lever et à faire la danse du crustacé!
Ses fans ont par contre dû attendre jusqu’au rappel pour entendre son grand succès, La ballade de Jean Batailleur.
Zachary Richard
À la Cinquième Salle
Jusqu’à samedi à 19 h 30





