Le boogie-woogie que Michael Kaeshammer privilégie n’est pas la danse précurseure du rock’n’roll des années 1950, mais bien un style musical qui consiste à interpréter du blues d’une certaine manière au piano.
Véritable virtuose de cet instrument, le Canadien d’origine allemande débarque à Montréal avec un sixième album en poche, Lovelight, qui propose un cocktail alliant jazz pop, funk, blues et, bien sûr, boogie-woogie.
Michael Kaeshammer a déjà participé au Festival de jazz il y a 10 ans. Le musicien s’était alors produit sur des scènes extérieures. Il y a deux ans, il en avait séduit plus d’un en assurant la première partie de Holly Cole. Cette année, celui qui adore donner des spectacles aura la salle L’Astral pour lui tout seul et compte bien en profiter au maximum.
«J’ai beaucoup de plaisir sur scène et je souhaite le transmettre aux spectateurs, explique le jeune homme de 32 ans. J’aime vraiment parler au public. Ce que je préfère; c’est d’établir un contact avec les gens. J’aime quand ils me donnent quelque chose en retour de ma musique, quand ils crient, chantent ou dansent. J’aime quand je peux sentir qu’ils sont là.»
Celui qui vit maintenant à Toronto est impatient de rencontrer le public montréalais, à qui il va présenter ses nouvelles compositions.
Avec Lovelight, Michael Kaeshammer offre selon lui son travail le plus achevé.
«J’ai vraiment trouvé ma voie dans mon jeu au piano, dans mon chant et dans mon écriture, plus que jamais auparavant, assure-t-il. J’y fais ressortir ma véritable personnalité. J’en suis à un point dans ma vie où je suis vraiment heureux comme personne et comme artiste, et cela se reflète sur l’album.»
Apprivoiser la voix
Jusqu’à 2003, Michael Kaeshammer ne chantait pas. Il lançait des albums instrumentaux, se consacrant à parfaire son art au piano.
C’est quand le compositeur s’est mis à écrire ses propres textes que ses cordes vocales se sont déliées.
«Quand j’ai commencé à utiliser ma voix, j’ai dû apprendre à jouer de cet instrument, explique-t-il. Mon jeu au piano avait atteint un certain niveau, et je voulais que ma voix soit à la hauteur. J’ai beaucoup travaillé, et cela a changé ma façon de jouer du piano. En fait, cela a changé ma vie en général!»
Et depuis que Michael Kaeshammer a commencé à chanter, il ne peut plus s’arrêter!
Michael Kaeshammer
À L’Astral
Ce soir à 21 h





