Des images de flammes projetées sur les parois du Musée d’art contemporain, des bruits assourdissants de tôle froissée, des extraits d’un film muet en noir et blanc montrant un somnambule voler au-dessus de la ville...
Qui a dit que la pop-folk atmosphérique de Patrick Watson ne se prêtait pas aux grands rassemblements extérieurs?
Le groupe montréalais nous en a mis plein la vue et plein les oreilles, hier soir, à la Place des festivals.
La formation a plongé la foule dans un fascinant univers de sons et d’images grâce à des compositions aussi énigmatiques que mélodiques et surtout, grâce à une mise en scène ingénieuse signée François Bérubé.
Devant un tel tableau, on avait l’impression de rêver... d’autant plus que pour l’une des rares fois cet été, la pluie n’est pas venue jouer les trouble-fête.
C’est avec Fireweed, tirée de son dernier album, Wooder Arms, que Patrick Watson a ouvert le concert. Seul sur scène pendant les premiers moments du concert, le groupe été rejoint par un quatuor à cordes dès la deuxième chanson, Tracey’s Water. Les cuivres ont pour leur part fait irruption pour la vibrante Beijing, au cours de laquelle un cycliste juché au sommet d’une tour adjacente à la scène s’amusait à pédaler dans le vide!
Parmi les moments forts de la soirée, citons Big Bird in a Small Cage. Poignante sur disque, la chanson a pris son envol sur scène. Magistralement interprétée par Patrick Watson et trois choristes, la pièce a soulevé de chaleureux applaudissements de la foule, qui a sans aucun doute apprécié sa touchante intro a capella et son dramatique crescendo.
Signalons également la présence de Lhasa de Sela (qui a uni sa voix à celle de Watson sur 12 Steps, une nouvelle composition du groupe), de Yannick Rieu au saxophone et de Guy Nadon à la batterie.





