Dans le dernier film de Michael Mann (Miami Vice, Collateral), Christian Bale incarne Melvin Purvis, l’un des agents fédéraux les plus efficaces de son époque.
Christian Bale est plus détendu que d’habitude. Et avec raison!
C’est à Johnny Depp, la co-vedette dans Public Enemies (Ennemis publics) que revient la lourde tâche de promouvoir le dernier long métrage de Michael Mann. Pour une fois, le succès ou l’échec d’un film ne repose pas entièrement sur les épaules de Bale. On ne lui parle ni de ses crises de colère sur le plateau, ni de la possibilité de transformer l’œuvre en franchise.
Voilà pourquoi l’acteur paraît si heureux, voire même rayonnant.
«J’ai vraiment un rôle de soutien dans ce film», dit-il en souriant.
Bale ne lève toutefois pas le nez sur le personnage qu’il interprète dans Public Enemies. Le comédien a pris goût à se glisser dans la peau de Melvin Purvis, un agent du FBI ayant passé une grande partie de sa carrière à pourchasser le célèbre hors-la-loi John Dillinger (Johnny Depp). L’obsession de l’homme de loi pour le bandit était telle qu’à la mort de ce dernier, il a quitté son poste au gouvernement.
«[Purvis] ne correspondait pas à l’image qu’on se faisait des agents du FBI à cette époque, explique Bale. Il était un être exceptionnel miné par sa propre réussite.»
Plusieurs se diront que Bale est bien placé pour comprendre cette facette de la personnalité de Purvis. L’acteur de 35 ans soutient toutefois que sa carrière ne le tracasse pas. «Je n’ai jamais fait attention à ma réputation, insiste-t-il. Je tourne dans des films que je voudrais voir en tant que spectateur.»
Ces films sont parfois à petit budget, mais ces derniers temps, ils ressemblent plutôt à de gros blockbusters comme The Dark Knight ou encore Terminator Salvation, lancé plus tôt cet été.
Ne vous laissez toutefois pas abuser par cette série de méga-productions hollywoodiennes.
«Je n’ai aucune envie de me limiter à de gros films d’action», précise Bale.
Un pas en avant
Pour Public Enemies, le cinéaste Michael Mann a eu recours à deux nouvelles caméras HD, ce qui donne preaqu’au spectateur le sentiment d’être dans la scène, laquelle est généralement filmée sous deux angles opposés pour capter simultanément en gros plan le protagoniste et ses comparses.
Il s’agissait d’une première pour Christian Bale, qui s’était pourtant familiarisé avec la technologie IMAX pendant le tournage de The Dark Knight.
Bale dit s’être senti plus libre en tant qu’acteur grâce à la haute définition.
«Ça donnait un rythme qui était beaucoup plus près de la vraie vie, raconte-t-il. J’ai trouvé ça merveilleux de voir que la caméra pouvait rouler pendant 52 minutes sans jamais s’arrêter.»
Bale reconnaît également l’importance de l’arrivée de ces nouvelles technologies pour l’industrie cinématographique.
«La plupart des gens ont un tas d’appareils qui leur permettent de reproduire dans leur salon la même expérience qu’ils auraient eue s’ils étaient allés au cinéma. Je les comprends de vouloir rester chez eux! s’exclame-t-il. C’est aussi pour cette raison que je comprends pourquoi le tout-Hollywood est obsédé par la 3D et les technologies IMAX. Ils doivent trouver une façon de ramener les gens dans les salles. Ils doivent leur donner une raison de se déplacer.»
Mais ce n’est pas parce qu’il s’attarde à leur attrait que Christian Bale est un amateur des nouvelles technologies.
«Je n’ai même pas encore d’enregistreur numérique à la maison», avoue-t-il. Je n’ai ni afficheur, ni répondeur. Je préfère les crayons et le papier.»
Public Enemies
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