La pression était grande sur les épaules des producteurs de la comédie musicale Sherazade, les mille et une nuits, présentée hier pour la première fois au Théâtre L’Olympia.
Produit au coût de 4 M$, le spectacle musical imaginé par Félix Gray et mis en scène par Yves Desgagnés a heureusement comblé les attentes.
Ce n’est cependant pas tant les textes des chansons écrites par celui qui nous avait donné Don Juan qui font de Sherazade une réussite – les rimes sont faciles et les paroles un peu à l’eau de rose –, mais le grand talent des interprètes, l’impressionnante scénographie et les arrangements musicaux de Guy St-Onge, qui nous transportent au Moyen-Orient.
Dans le rôle-titre, Rita Tabbakh est tout à fait sublime. Tout en voix, l’interprète de Sherazade est parfaite dans le rôle de la femme qui, pour empêcher le sultan Soliman de tuer une femme chaque soir, lui raconte des histoires.
Les autres comédiens-chanteurs sont également excellents, que ce soit Philippe Berghela (Soliman, le sultan), Caroline Marcoux (Jasmina) ou Stéphan Côté (Diran, le vizir). Leur talent d’interprétation donne droit à des moments très touchants.
Grands déploiements
Ce qui fait néanmoins de Sherazade une comédie musicale digne de ce nom, ce sont tous les éléments qui viennent enrichir les chansons. Les chorégraphies de Christian Vézina sont suberbes, surtout les deux grands numéros de baladi dans lesquels sept belles danseuses se font aller le bassin au son d’un violon, d’un darbouka et d’un oud maniés par trois musiciens.
Les magnifiques costumes colorés et le décor polyvalent qu’Yves Desgagnés a exploité au maximum sont aussi des ingrédients qui feront certainement de cette production un succès grand public.
Sherazade, les mille et une nuits
Théâtre L’Olympia
Jusqu’au 19 avril


