.

x

Le match de l’étoile

  Steeve Duguay/Métro

L’actrice Juliette Binoche et le danseur Akram Khan s’aventurent chacun pour la première fois sur le territoire de l’autre.


Publié: 06 janvier 2009 02:00
Mis à jour: 05 janvier 2009 23:01
                  Taille du texte

Depuis quelques années, les célébrités s’amusent à explorer la danse. Au Québec, elles se plaisent à faire quelques steppettes en compagnie de Normand Brathwaite au Match des étoiles. Aux États-Unis, c’est l’émission Dancing with the Stars qui récolte leurs faveurs.

L’actrice française Juliette Binoche a poussé l’exercice un peu – et même beaucoup – plus loin.

Depuis septembre, elle tient la vedette, avec le chorégraphe et danseur britannique Akram Khan, de In-I. Présenté en première mondiale à Londres, puis à Rome et à Paris, le spectacle s’arrête à Montréal, à la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, jusqu’au 17 janvier.

«Je ne sais pas si je peux appeler ça de la danse. C’est plutôt une exploration, a précisé la comédienne de 44 ans en conférence de presse, hier, dans la métropole. On peut dire que c’est un poème, des taches de vie. Je ne peux pas appeler ça un spectacle de danse, parce qu’il va y avoir un gros malentendu [ce soir]!»

Un clash
C’est ensemble que Juliette Binoche et Akram Khan ont créé et mis en scène In-I, à la suite d’une rencontre orchestrée par la masseuse de l’actrice. La paire en fait aussi la narration. Quant à la musique, elle est de Philip Shep­pard, et les décors sont signés par Anish Kapoor.

Les deux artistes avouent sans gêne que la conception du specta­cle n’a pas été de tout repos, entre autres en raison du manque d’expérience de Juliette Binoche dans le domaine de la danse.

«Le décalage nous a amené quelques émotions», raconte la comédienne, qui admet avoir ressenti de la colère et de la frustration, surtout quand est venu le temps d’apprendre les mouvements.

«Je ne suis pas une danseu­se professionnelle et je ne pouvais pas rattraper 20 ans de danse en quelques mois, a-t-elle ajouté. Nous avons dû trouver un moyen de marier notre passion commune pour les arts. Akram a dû se laisser aller en tant que chorégraphe et danseur, et j’ai dû me débarrasser de mes peurs.»

Akram Khan a également dû faire preuve de beaucoup de patience lors des répétitions. Composer avec une novice l’a aussi contraint à explorer d’autres facettes de son art.

«Je suis allé chercher la dimension humaine de ma partenaire. Je me suis concentré sur l’émotion au lieu de me soucier de la forme, a-t-il souligné. Je ne pouvais pas lui imposer mes façons de faire, et elle ne pouvait pas m’imposer les siennes. Nous en avons plutôt trouvé de nouvelles. Il nous a fallu abandonner nos expériences passées et les outils qui nous étaient familiers.»

Un changement
Juliette Binoche ignore de quelle façon l’aventure de In-I influencera son travail d’actrice. Elle sait toutefois que le projet a fait naître en elle le désir de créer davantage.

«Ça a ouvert une porte en moi, a-t-elle observé. Je suis habituée à recréer les idées, la vision d’un réalisateur. Créer quelque chose de nouveau, qui vient de moi, me donne l’envie d’être indépendante dans la création. Cela dit, je ne sais pas exactement comment ça va se concrétiser. Là, ça me donne envie d’écrire, par exemple. Mais je crois vraiment aux différentes périodes de la vie qu’on traverse. Il faut savoir quitter une peau pour en trouver une autre. Et ce spectacle m’aide à trouver, peut-être, ce passage.»

Vers le monde
Après Montréal, Juliette Binoche et Akram Khan s’envoleront vers les Émirats arabes unis, le temps d’offrir trois représentations de In-I à Abou Dhabi. Jusqu’au mois de septembre, le duo se produira aux quatre coins de la planète, s’arrêtant à Sydney, Tokyo, Shanghai, Beijing et New York.

Une fois la tournée terminée, Juliette Binoche pense-t-elle continuer à danser?

«Non. C’est trop dur!» a-t-elle conclu en riant.

In-I
À la Salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau Jusqu’au 17 janvier



L I E N S   P U B L I C I T A I R E S
L I E N S   P A R T E N A I R E S
x
L I E N S   P A R T E N A I R E S
Ce vendredi soir @ Montréal
Ce vendredi soir @ Montréal
Vendredi 9 février 2012 - Sam Roberts Band est au Métropolis à 20 heures, montrealmetropolis.ca Le soul man Charles Bradley & his Extraodinaires...
TOP 10 valentins d'HPQ
TOP 10 valentins d'HPQ
Qu’on soit en couple ou célibataire, on peut bien se permettre de rêver un peu. … Continuer la lecture →
si j'etais seropositif
si j'etais seropositif
si j'étais séropositif
Club La Maison Blanche
Club La Maison Blanche
Weekend de Party
x