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The Killers : «Nous n’avons pas peur de grandir»

The Killers


Publié: 05 décembre 2008 05:00
Mis à jour: 04 décembre 2008 21:52
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Depuis leurs débuts à Las Vegas, en 2002, The Killers n’en font qu’à leur tête et c’est tant mieux. Après Hot Fuss et Sam’s Town, deux albums très différents qui se sont vendus à 12 millions d’exemplaires dans le monde, ils étonnent encore avec Day & Age, un disque ambitieux où le son des guitares rageuses côtoie des sonorités quasi disco, à l’instar du premier extrait, Human.

Rencontre avec le chanteur, Brandon Flowers.

Il y a quelques mois, vous disiez que cet album serait très dépouillé, ce qui est loin d’être le cas avec tous ces synthés. Que s’est-il passé?

J’ai dit ça lorsque nous étions au tout début de l’enregistrement et je parlais de quelques chansons en particulier. Je ne suis pas persuadé qu’elles sonnent si différemment à l’arrivée. Mais, tu sais, la musique change, comme les gens qui la font! Ce dont je suis sûr, c’est que notre nouveau disque est le meilleur que nous pouvions enregistrer à ce stade de notre carrière. C’était le cas pour le premier et le deuxième, et j’espère que nous fonctionnerons toujours comme ça.

Votre album précédent, Sam’s Town, a cartonné en Europe et reçu un accueil mitigé aux États-Unis. Que s’est-il passé, d’après vous?

En Europe, les gens ont accepté le fait que nous ayons voulu évoluer entre les deux albums. Pour eux, la question était de savoir si les chansons étaient bonnes… Et elles l’étaient! Aux États-Unis, le public s’est montré moins tolérant au départ. Comme si nous ne pouvions pas faire de la dance pop et du rock de stade en même temps. Mais tous ceux qui sont venus nous voir sur scène ont compris qu’il s’agissait d’un seul et même groupe. Peut-être que le nouveau disque contient des éléments du premier et du deuxième, mais il est aussi unique à sa manière.

Quels sont les groupes qui vous ont le plus inspirés à vos débuts?

Des gens comme U2, Bowie, les Beatles et même Blur ou Beck, capables de changer sans se renier. C’est le genre de carrière que nous aimerions avoir. Nous ne voulions surtout pas être un groupe comme AC/DC, qui fait sans cesse le même disque avec une pochette différente. Pour certains, ça marche, mais nous, nous n’avons jamais eu peur de bousculer les choses, d’évoluer, de grandir.

Est-ce pour cela que vous avez recruté le producteur électro Stuart Price, qui a notamment bossé avec Madonna?

Il avait remixé notre morceau Mr. Brightside, et nous avions adoré, parce qu’il l’avait complètement transformé. Il a aussi travaillé avec nous sur notre album de face B, Sawdust, et l’expérience nous a plu. C’est un type qui vient de l’électro, qui connaît bien les nouvelles technologies, mais qui adore aussi le rock. Et puis, il a à peu près le même âge que nous, la petite trentaine. Il a encore faim.



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