Pharrell Williams (à droite) et sa bande ont enflammé une foule prête à faire la fête jusqu’aux petites heures du matin. En raison de l’heure de tombée, nous n’avons pu assister à la prestation du rappeur Common, qui assurait la deuxième partie du spectacle.
Le chiffre 3 était à l’honneur cette année chez N.E.R.D. La preuve? Hier soir, le trio était de passage à Montréal pour la troisième fois en 2008... afin de mieux souligner la parution de – vous l’aurez deviné – son troisième album.
Après avoir foulé les planches du Centre Bell avec Kanye West et Lupe Fiasco au printemps, et après avoir respiré le bon air du parc Jean-Drapeau dans le cadre du Festival Osheaga cet été, Pharrell Williams, Chad Hugo et Shay Haley se sont emparés du Métropolis, histoire de compléter leur fabuleux tour du chapeau en beauté.
Et c’est exactement ce qu’ils ont fait.
Le groupe a ravi ses fans en offrant une prestation certes courte (une petite heure), mais ô combien survoltée, au cours de laquelle il a exploité les nombreuses facettes de sa personnalité.
Car même si N.E.R.D. se trouve dans la section urbaine chez tous les bons disquaires, sa musique, elle, ne se résume pas qu’à une enfilade de beats lourds et dansants, bien au contraire.
La base est peut-être hip hop, mais les influences sont multiples, passant du rock au soul en un clin d’œil.
C’est avec 60 minutes de retard que la formation américaine s’est présentée à la foule. Entourés de cinq musiciens (deux claviéristes, deux batteurs et un guitariste), Pharrell et compagnie se sont lancés dans une furieuse Anti Matter, tirée de l’excellent Seeing Sounds.
Williams était dans une forme resplendissante. Le charismatique leader a prouvé qu’il possédait une voix aussi versatile que le répertoire de sa bande. Y allant de rugissements sur les titres plus agressifs (Kill Joy, Spaz), il a su déployer son joli fausset sur les pièces plus R’n’B (Sooner or Later, She Wants to Move). Le chanteur s’est aussi fait aller les cordes vocales entre les numéros, enfilant les jurons à la vitesse de la lumière. «Stand up, motherfuckers!» s’est-il amusé à crier aux spectateurs assis au balcon à quelques reprises au cours de la soirée.
La participation du public en liesse a d’ailleurs été l’un des éléments-clés du succès du spectacle. Pour Everyone Nose (All the Girls Standing In the Line for the Bathroom), le trio a invité une douzaine de jeunes filles à monter le rejoindre sur scène. Ces dernières ne se sont pas fait prier pour se déhancher devant une foule prête à faire la fête jusqu’aux petites heures du matin.
On remet ça pour une quatrième fois en 2008, les gars? Il ne vous reste que trois mois...
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