Métro
2012-02-09 22:50:42.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Marie-Pierre Arthur, Rumer, Van Halen, Nanette Workman et Paul Mc Cartney.

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Talent confirmé
Marie-Pierre Arthur
Aux alentours (4/5)
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On l’attendait de pied ferme, ce deuxième album de Marie-Pierre Arthur. Et on ne regrette rien, puisque la chanteuse et musicienne propose avec Aux alentours un disque aux influences assumées de rock des années 1970, un opus qui respire le bonheur, la sérénité, le plaisir de jouer en groupe... et croyez-nous, le plaisir de l’auditeur n’en est que plus grand. Efficacement entourée de musiciens de grand talent – Olivier Langevin, Robbie Kuster, François Lafontaine – Marie-Pierre co-signe avec Gaële des textes beaux et sans fla-fla que sa voix reconnaissable entre toutes rend à merveille.
— Jessica Émond-Ferrat

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Apaisant
Rumer
Seasons of my Soul (3,5/5)
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Seasons of my Soul est le premier opus de la chanteuse britannique Rumer (Sarah Joyce de son vrai nom), né de sa rencontre avec le compositeur Steve Brown. Cet album jazz aux accents soul gagne à être écouté plusieurs fois. La voix soyeuse de Rumer est apaisante, voire rassurante. Il est impossible de ne pas se laisser enivrer par les superbes pièces Saving Grace, Am I Forgiven ou Take Me As I Am, qui traite de l’amour inconditionnel. Ses textes parfois mélancoliques sont matures et très ressentis. Un album à écouter pour ponctuer une journée stressante de moments reposants.
— Rachelle Mc Duff

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Toujours efficace
Van Halen
A different Kinf od Truth (3/5)
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Les phalanges de maître Eddie ont beau avoir pris trois décennies depuis Eruption, papi n’a presque rien perdu de ses prouesses techniques. Attendu et espéré, A Different Kind Of Truth marque le retour de l’excentrique chanteur David Lee Roth, après une léthargie de près de 30 ans au sein du groupe. Bonne nouvelle : la récidive de VH ne sera pas à ranger dans la section bien garnie des retours ratés. Le premier titre, Tattoo, est un bien piètre éclaireur, mais She’s The Woman réaligne le disque dans la bonne voie. Bien qu’homogènes, les 13 nouvelles chansons de ce 12e album signé VH vont jusqu’à faire oublier l’horrible pochette. C’est déjà beaucoup!
— Charles-Éric Blais-Poulin

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Enlevant
Nanette Workman
Just Gettin' Started (3/5)
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Sur la pièce -titre, la chanteuse y va d’un avertissement : à 66 ans, «she’s ready to get back on the road again». Et avec ces chansons, elle pourrait bien faire un malheur. Nanette arrive avec un très bon CD de blues-rock old school. La sélection des chansons, autant des originales (écrites ou coécrites par la chanteuse) que des reprises (dont Wild Horses, avec Anik Jean, et Georgia On My Mind), est enlevante et l’interprétation coule de source. Cela dit, la réalisation (que Workman a choisi d’assumer) et le mixage, bien que corrects, auraient gagné à être un peu plus sales.
— Éric Aussant

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En soupant
Paul Mc Cartney
Kisses on the Bottom (2,5/5)
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Non, on ne pourra accuser Sir Paul de pécher par originalité sur ce dernier disque. Et ce, même si le titre, clin d’oeil à une chanson de Fats Waller que l’ex-Beatle reprend en ouverture d’album est, lui, pour le moins original. Il fallait oser : Kisses on the Bottom, termes qui peuvent (malheureusement?) se traduire par «Des becs sur le postérieur»... M’enfin, pour le reste, Macca revisite d’anciens morceaux jazzés sans y apporter rien de très excitant et y glisse deux compos qui se fondent dans l’ensemble. On omet de trouver ça quelconque parce que, bon, c’est McCartney, mais ça reste tout de même très oubliable.
— Natalia Wysocka
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2012-02-02 22:17:18.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Leonard Cohen, Ivy, Angèle Dubeau & La pietà, Gotye, Julien Sagot et Lana del Rey.

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Le maître
Leonard Cohen
Old Ideas (4,5/5)
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Leonard Cohen réciterait le bottin téléphonique qu’on serait touché. Sept ans après son dernier effort, le poète montréalais revient en force avec un grand album. Old Ideas présente du Cohen, tout simplement : des textes brillants, la voix mythique de l’artiste, tantôt chantante, tantôt parlante, mais toujours profonde, des voix féminines parfaitement intégrées et une profondeur immense, même quand Cohen se permet des thèmes plus légers. Pas de grande révolution, mais des pièces qui pourraient avoir figuré sur I’m Your Man, tout en demeurant modernes. Pointer quelques pièces d’un album sans faux pas serait injuste. À écouter : l’album en entier.
— Vincent Fortier

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Roi des mots
Ivy
Hors des sentiers battus (4/5)
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Est-ce du slam? Du rap? De la poésie chantée? Non, c’est du Ivy. Du Ivy, c’est des textes remplis de références, des musiques accrocheuses et des chansons qui se transforment au fil des écoutes, au fur et à mesure que l’on décortique les textes. En continuité avec son premier opus, Slamérica, Hors des sentiers battus présente 12 titres éclectiques et riches. Coup de cœur pour Merci et Ballade pour ma campagne. L’amoureux de la langue qu’est Ivy parle de sa tristesse face à la situation du français dans la chanson My Name Was, qu’il interprète avec Paul Cargnello, dans le rôle du yankee. Un album qui nous emporte au royaume des mots.
— Audrey Lavoie

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Faire son cinéma
Angèle Dubeau & La pietà
Silence, on joue! A time for us (3,5/5)
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Quelle bonne idée que de se réapproprier des musiques de grands classiques du cinéma et d’en faire un album de musique classique! La violoniste canadienne Angèle Dubeau et son ensemble à cordes féminin La pietà réussissent à nous faire revivre de grands films à travers leur enivrante musique dans Silence, on joue! L’album comprend de magnifiques pièces telles que Concerning Hobbits (Le seigneur des anneaux), Thème d’amour (Cinéma Paradiso), Por Una Cabeza (Parfum de femme) et même My Heart Will go On (Titanic). Un album qui vous fera revivre de grands moments cinématographiques.
— Rachelle McDuff

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Talent confirmé
Gotye
Making Mirrors (3,5/5)
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Si vous fréquentez les réseaux sociaux, vous avez certainement déjà entendu – et eu dans la tête pendant plusieurs jours – la pièce Somebody That I Used to Know, de Gotye. Et rassurons-nous : le troisième opus de l’Australien belge d’origine, Making Mirrors, ne comprend pas qu’une seule bonne chanson. Sa pop-rock aux accents parfois rétro explore diverses directions – on pense entre autres à la peu conventionnelle State of the Art, à l’accrocheuse Easy Way Out et ou à Smoke and Mirrors, sur laquelle la voix du chanteur rappelle un peu celle de Peter Gabriel... Un album qui restera un bon moment dans notre iPod!
— Jessica Émond-Ferrat

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Dans sa tête
Julien Sagot
Piano mal (3/5)
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À deux morceaux près, la galette du percussionniste de Karkwa est bien différente de ce que fait le quintette. Ce qu’on aime, c’est que Julien Sagot nous transporte dans un univers unique. Un univers poétique d’abord, qui surprend plus d’une fois. Pas de doute que c’était lui qui était derrière la très réussie Pili Pili de Karkwa. L’univers musical est très intéressant aussi, très riche. Les morceaux sont parfois très québécois et parfois très français (Sagot est originaire de la France). Mais vocalement, le tout est étrange par moments, la voix de l’artiste variant énormément d’une pièce à l’autre, sur un album très éparpillé.
— Vincent Fortier

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Préfabriqué
Lana del Rey
Born to Die (2,5/5)
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Précédé par un buzz monstrueux, le «premier album» de Lana Del Rey débarque enfin dans les bacs. Et force est d’admettre que le résultat ne valait pas tout ce brouhaha. Sur ce Born to Die inégal, la miss joue à fond avec l’imagerie patriotique américaine : l’hymne national, les blue-jeans, le Moutain Dew... Subtilité zéro. Pour ce qui est de sa voix étrange et grave, que l’on rêverait d’entendre sur du rock ou du folk, elle ne s’accorde pas du tout avec cette pop préfabriquée sur laquelle elle place des textes bébêtes. «Ma vie goûte la cannelle depuis que je passe à la radi-o-o-o!», clame-t-elle in english, sur... Radio. Beau coup de marketing pour un disque décevant.
— Natalia Wysocka
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2012-01-26 22:45:33.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de David Giguère, Aurélie Cabrel, Skrillex et Alaric's House.

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Viser haut
David Giguère
Hisser haut (4/5)
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D’abord, la pochette. Magnifique. Puis, le livret. Même constat. La galette à l’intérieur est tout aussi intéressante. L’acteur et chanteur David Giguère s’est bien entouré pour son premier album. À la réalisation, Pilou (Champion, Moffatt, Jorane) et à la direction artistique, Ariane Moffatt, dont on sent bien l’empreinte. Mais Giguère possède un talent bien à lui. Un sens de la mélodie inné qui se retrouve sur chacune des pièces, toujours belles et accrocheuses, comme 1-2, qui reste bien dans la tête. À noter, la présence de Camille Poliquin, qui enjolive presque toutes les pistes de l’album avec sa jolie voix.
— Vincent Fortier

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Pour l'ensemble
Aurélie Cabrel
Oserais-je (3/5)
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Oui, Aurélie Cabrel est bien la fille de l’autre. Toutefois, elle ne joue pas dans les mêmes platebandes que son paternel. Pour son premier album, sa musique est beaucoup plus près du rock et de l’électro que de la jolie pop. D’ailleurs, le réalisateur belge Esthen a fait du très beau travail pour habiller ses chansons. Presque trop puisque les atmosphères volent la vedette dans plusieurs pièces... Quoique, dans bien des cas, vaut mieux s’abandonner à l’ensemble que s’attarder aux paroles simplettes qui ne racontent pas grand-chose. Moment fort : Dix doigts demain.
— Eric Aussant

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Dans l'tapis
Skrillex
Bangarang (3/5)
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La consigne «Play it loud!» («Joue ça fort!») s’applique parfaitement à Skrillex. Impossible d’écouter les beats volontairement agressifs et agressants du producteur californien juste comme ça, histoire de se détendre un peu. Bordélique, mais étrangement entraînant (voir Breakn’ A Sweat, pièce qui comporte un sample des Doors), ce 4e EP de l’homme à la coupe de cheveux qui a fait date rappelle parfois le doux glissement d’un ongle sur un tableau noir. Mmm. Reste que le bien nommé Bangarang s’avère idéal si on organise une course de chars, un party jusqu’à pas d’heure, ou si on souhaite embêter ses voisins solide. Les fans devraient y trouver leur compte.
— Natalia Wysocka

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Doux et laconique
Alaric's House
Alaric's House (3/5)
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Oubliez la vague folk un peu surfaite dont les hipsters ne semblent pas se lasser. Alaric’s House fait le pari du dépouillement, et sa musique n’en est que plus puissante. Des harmonies vocales caressantes aux arrangements de cordes d’inspiration celtique, tout sonne juste et honnête. Les 10 morceaux de cet album éponyme se déclinent donc tout en simplicité, mais ne donnent jamais dans la facilité. Malheureusement, l’album passe un peu vite. Après 32 minutes de ballades acoustiques et intimistes, Alaric’s House nous laisse l’impression de ne pas avoir tout entendu. Vivement la suite!
— Maxime Huard
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2012-01-19 22:57:59.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Snow Patrol, MAK, The Little Willies et Jacob.

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Évolution réussie
Snow Patrol
Fallen Empires (4/5)
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Après Run ou encore Chasing Car, Snow Patrol propose de nouvelles pépites avec son sixième album. Le groupe britannique a encore trouvé une façon de nous accrocher dès les premières notes de Fallen Empires. Toujours avec de jolies mélodies entraînan-tes (This Isn’t Everything You Are ou New York), pour nous émouvoir, cette fois-ci le groupe ose plus et propose dès l’ouverture plus de rythme (I’ll Never Let Go), des chansons plus groovy (Called Out In The Dark) et parfois même plus progressives (Fallen Empires). Tout en restant dans ce qu’il a toujours fait, Snow Patrol montre une autre facette de son talent. Une évolution réussie.
— Anicée Lejeune

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Prometteur
MAK
MAK (3,5/5)
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Après avoir lancé un premier EP en 2009, le groupe MAK – mené par le chanteur Jesse Mac Cormack, avec Gabriel Drolet, Simon Labbé, Samuel Béland et Maxime Reed Vermette – offre son premier album studio éponyme. Un opus qui offre plusieurs pièces accrocheuses de rock-pop alternatif un peu planant, qui plaît beaucoup à notre oreille. On apprécie beaucoup la voix du chanteur – on n’arrive pas à mettre le doigt sur lequel, mais il aurait pu chanter dans un groupe rock des années 1990 –, c’est pourquoi on grimace quand il la déforme à l’autotune (vraiment?) dans Young Lads. Mais du reste, c’est prometteur.
— Jessica Émond-Ferrat

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Cœur de cow-boy
The Little Willies
For the Good Time (3/5)
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Depuis 2003, les membres de The Little Willies se réunissent périodiquement pour célébrer leur amour de la musique country. Le quintette mené par la chanteuse Norah Jones se fait un malin plaisir de dépoussiérer de vieux classiques western, et de les adapter au passage à la sauce moderne. On retrouve avec joie les Hank Williams, Johnny Cash, Dolly Parton et autres légendes, qui semblent revivre à travers la voix chaleureuse de Jones. For The Good Times est un album divertissant qui, comme le laisse entendre son titre, n’a d’autre prétention que celle de rendre hommage aux pionniers du country avec un petit sourire en coin.
— Maxime Huard

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Pas sûr...
Jacob
Si jeune (1/5)
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Tout le monde veut son Justin Bieber. L’Australie a Cody Simpson. Au Québec, c’est Jacob Guay. Son Usher? C’est Karl Wolf! Même coupe de cheveux que Justin (son ancienne), même look, sauf qu’il n’a pas sa voix, ni son charisme. Son 2e album, Si jeune, réalisé par le musicien R&B Karl Wolf, est un ramassis de pièces aux mélodies peu originales et aux textes banals. Le garçon de 12 ans y chante des chansons à l’eau de rose un peu trop matures pour lui. «Je veux qu’elle sache qu’elle sera ma baby pour la vie, baby», entend-on dans la pièce Angel. Ma baby, vraiment? Peut-on avoir un modèle plus inspirant pour les jeunes svp?
— Rachelle Mc Duff
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2012-01-12 22:18:58.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Brixton Robbers, Sylvie Laliberté et d'artistes variés.

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Valeur sûre
Brixton Robbers
Carved Livers (4/5)
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Jamais de répit pour les Brixton Robbers. Avec plus de 250 spectacles derrière la cravate, la formation punk sillonne l’Amérique et l’Europe sans relâche depuis plusieurs années. Pas étonnant alors que son dernier album, Carved Livers, dégage autant de confiance et d’intensité. Les 11 pièces de l’album se situent à la frontière du ska et du rock’n’roll, offrant un son puissant, agressif, mais parfaitement maîtrisé. Le quatuor montérégien livre le tout sur des textes sérieux, empreints d’une grande lucidité. Quoique méconnus du public, les Brixton Robbers s’imposent ici comme une référence sur la scène punk québécoise.
— Maxime Huard

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Singulier
Sylvie Laliberté
C’est toi mon lieu préféré sur... (3/5)
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C’est toi mon lieu préféré sur Terre : le titre était déjà bien intrigant, à l’image de l’album «en marge» que propose Sylvie Laliberté. Sur des mélodies légères et jazzées, la chanteuse fredonne une poésie parfois fantaisiste, parfois limite «Passe-Partout», et à d’autres moments, beaucoup plus profonde et mélancolique qu’on ne l’aurait cru en entendant l’air joyeux de la pièce. Avec sa voix flûtée – qui rappelle un peu celle de Maryse Letarte –, la singulière artiste va peut-être en rebuter certains, mais risque surtout d’en charmer plusieurs du premier coup. C’est notre cas.
— Jessica Émond-Ferrat

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Métissé
Artistes variés
Arometis (3/5)
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Arometis est un voyage en couleur, une évasion musicale. Empreints de diversité, de multiculturalisme, de sons venus d’ailleurs, ces 13 titres sont pourtant interprétés par un collectif de 17 artistes montréalais. Ce nouveau projet musical unique propose un mélange de chansons d’hier et d’aujourd’hui venues du Moyen-Orient, d’Amérique latine, d’Afrique, des Antilles et, plus près, de NDG et de Gaspésie. Les mélodies et les textes (pas seulement en français) témoignent du métissage qui caractérise le Québec. Avec des influences soul, funk, flamenco ou encore rock et des rythmes jazz et blues, Arometis ensoleille l’hiver.
— Anicée Lejeune

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D'hommage
Artistes variés
Avoir autant écrit (2/5)
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Roger Tabra est sous les feux de la rampe pour une rare fois en carrière. Dix artistes rendent hommage au parolier français atterri au Québec il y a 20 ans en produisant l’album Avoir autant écrit. L’opus contient certaines des pièces les plus connues de Tabra, mais aucune n’est chantée par son interprète original. Cela donne lieu à des mélanges étranges. Les paroles de Mon ange dans la bouche de Ginette Reno sonnent faux, et ne parlons pas de l’interprétation de Si c’était vrai par Mario Pelchat. L’album réserve tout de même de belles surprises, dont la version de Je pense encore à toi de France d’Amour.
— Mathieu Horth Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2012-01-05 22:06:56.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Kevin Hearn, James Durbin et François Pérusse.

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Son familier
Kevin Hearn
Cloud Maintenance (3,5/5)
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Le nom de Kevin Hearn ne vous dit peut-être rien, mais si vous connaissez les Barenaked Ladies, il y a fort à parier que vous reconnaîtrez la voix de son claviériste dès les premières notes de Cloud Maintenance, son second effort solo. La comparaison s’arrête cependant là, le musicien se faisant tantôt planant, tantôt plus rock, mais ne tentant pas d’imiter le style de son groupe. Coup de cœur particulier pour la dernière pièce de l’opus, Monsters Anonymous, dont la mélodie accrocheuse et le texte loufoque séduisent immédiatement.
— Jessica Émond-Ferrat

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Bon début
James Durbin
Memories of a Beautiful... (3,5/5)
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Alors que la 11e saison d’American Idol commence dans deux semaines, un participant de l’an dernier lance son premier véritable album – un CD de quatre pièces est sorti l’an dernier. Ceux qui ont suivi l’émission connaissent James Durbin et sa voix au registre fou, ses interprétations inspirées et son goût pour le heavy métal – tout en gardant une bonne part pop. Tout est là sur disque, et ça sonne comme une tonne de briques. Seul bémol : les paroles sont parfois uni-dimensionnelles… Une note pour l’effort toutefois : Durbin a participé à l’écriture de plusieurs chansons.
— Eric Aussant

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Humour acide
François Pérusse
L’album du peuple tome 8 (3,5/5)
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Eh oui, un tome 8! Quatre ans après la sortie de son dernier opus, François Pérusse revient à la charge en gardant le ton acide de son dernier album. Avec une nouvelle parodie décapante des publicités du gouvernement sur le jeu compulsif, notamment, l’auteur du «Snack bar chez Raymond» intègre plus de références politiques dans cet album. Toutefois, l’humoriste reprend un peu trop de formules gagnantes de son tome 7. Mention spéciale au sketch qui tente de démystifier le phénomène des blocs-notes à l’effigie d’agents immobiliers.
— Camille Laurin-Desjardins
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-12-15 22:36:27.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de The
Roots, Charlotte Gainsbourg, Robin Thicke, Artistes variés et Chimène.

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Concept réussi
The Roots
Undun (4/5)
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Avec une carrière déjà bien remplie, The Roots a décidé de se lancer dans une aventure inconnue : un album concept. Undun débute avec la mort de Redford Stephens et les pièces subséquentes tracent le chemin qui mène notre héros à son destin funeste. Sur le plan musical, l’opus est sans faille : le hip-hop, le jazz, le R&B et le funk se complètent à merveille. Le CD compte aussi plusieurs collaborations. La plus réussie étant celle de Greg Porn sur Stomp. Le rappeur amène un côté tranchant qui manquait à l’album.
— Mathieu Horth Gagné

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Surprise
Charlotte Gainsbourg
Stage Whispers (3,5/5)
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La nouvelle offrande de Charlotte Gainsbourg étonne à bien des égards. Pour un album en grande partie composé de pièces issues des sessions d’enregistrement de son prédécesseur (l’excellent IRM, lancé en 2010), Stage Whispers impressionne. La Française ne nous sert pas des restants bas de gamme, comme en témoignent Paradisco (dansante au possible) Terrible Angels (électro) et Got to Let Go (pop mélo). La portion live du disque s’avère aussi une belle surprise, compte tenu du filet de voix de la protégée de Beck.
— Marc-André Lemieux

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Faites l’amour
Robin Thicke
Love After War (3/5)
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À 35 ans, le chanteur de R&B Robin Thicke en est déjà à son cinquième album. Après avoir flirté avec le hip-hop dans Sex Therapy, Thicke revient au R&B dans Love After War, sa dernière contribution. Souvent comparées aux chansons de Marvin Gaye, les pièces de cet album n’ont toutefois pas la sensualité de celles de Gaye. L’album est trop long (2 CD qui comprennent 20 chansons), ce qui rend l’écoute un peu lassante. Signalons cependant quelques bonnes pièces, notamment Love After War, Full Time Beleiver et An Angel On Each Arm.
— Rachelle McDuff

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Pour l’ambiance
Artistes variés
Have Yourself a Merry Little Christmas (3/5)
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Have Yourself a Merry Little Christmas est l’album idéal pour mettre une ambiance feutrée pendant qu’on est confortablement assis dans un sofa, emmitouflé dans une couverte chaude, et qu’on regarde la neige tomber. Laissez-vous bercer par les airs jazzés des pièces Let it Snow et The Christmas Song, interprétées magnifiquement par, Hilary Kole et Diana Krall respectivement. Certaines chansons cassent toutefois le rythme apaisant de l’album. Dans l’ensemble c’est un chouette album d’ambiance pour le temps des Fêtes.
— Rachelle McDuff

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Sans originalité
Chimène
Gospel & Soul (3/5)
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Avec son dernier disque, Chimène Badi s’éloigne de la variété de ses débuts. (Et on aime ça!) Dans la lignée de son précédent CD de «black music», Gospel & Soul reprend des standards américains et français. Accompagnée de la chorale Liberty Gospel, elle s’approprie For Once in My Life de Stevie Wonder et ose un duo avec Billy Paul sur Ain't No Mountain High Enough. Chimène s’attaque sans bavure à Joshua Fit the Battle of Jericho et à Down By the Riverside. Le travail est soigné et met, enfin, la voix de la chanteuse en valeur, mais manque d’originalité pour qu’on accroche.
— Anicée Lejeune
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-12-08 21:55:34.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Black Keys, Alain Souchon, Gym Class Heroes et Taqgada Jones.

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Rois du rock
Black Keys
El Camino (4/5)
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Le buzz autour des Black Keys pourrait-il être plus fort? Certains critiques parlent du septième album des Keys comme de leur meilleur – le Guardian leur a même donné une note parfaite de 5. Force est d’admettre que le duo de l’Ohio sait comment rendre électrisantes des pièces rock and roll d’une simplicité alarmante (Lonely Boy et Sister sont ô combien jouissives). À la barre d’El Camino, Danger Mouse insuffle juste ce qu’il faut d’originalité aux pièces brutes des Keys. Notre verdict : 38 minutes vivifiantes et sans temps mort.
— Vincent Fortier

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Mignon
Alain Souchon
À cause d’elles (3/5)
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Pour son 13e album studio, Alain Souchon tente de se remettre au goût du jour avec des sonorités qui sont les siennes, des chansons de sa jeunesse. Comme le dit le titre : c’est à cause d’elles qu’il est devenu chanteur. Et Souchon les chante sur un ton nostalgique juste assez appuyé. Ça donne un disque mignon, simple, mais jamais enfantin. Les crapauds, La mort de l’ours (signée Félix Leclerc) et la touchante Je plains le temps de ma jeunesse sont très réussies. Un seul inédit : Le jour et la nuit, chantée avec une chorale d’enfants.
— Eric Aussant

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Le goût du succès
Gym Class Heroes
The Papercut Chronicles II (3/5)
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Dur, dur de revenir à ses racines rap-rock éclatées après avoir goûté au succès commercial. C’est ce qu’on retient de ce Papercut Chronicles II, que le groupe annonçait comme la suite logique de son album paru en 2005... un an avant la parution de Cupid's Chokehold, un tube qui l’a propulsé au top de la pop. Travie et a bande livrent un CD de qualité, mais qui trahit leur désir de jouer à la radio, comme en font foi leurs nombreuses collaborations (la joyeuse Stereo Hearts avec Adam Levine, la jolie The Fighter avec Ryan Tedder, etc.).
— Marc-André Lemieux

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Encore du fiel
Tagada Jones
Descente aux enfers (2,5/5)
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En presque 20 ans de carrière, Tagada Jones s’est peu essoufflé. Furieux, revendicateurs, engagés… les vétérans du hardcore français s’insurgent encore une fois contre tous les torts de la société, et ce avec la même hargne qu’à leurs débuts. Hélas, le groupe s’est également peu renouvelé. Les rythmes lourds et hyperactifs restent les mêmes que ceux des précédents albums, tout comme les textes, d’une simplicité un peu primaire. La formule plaira aux fans de la première heure, mais les mélomanes friands de nouveauté trouveront peu à se mettre sous la dent.
— Maxime Huard
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-12-01 19:04:39.000
Ne vous laissez pas berner par l’absence de neige sur les trottoirs, le 25 décembre approche à grands pas. La preuve? L’arrivée en masse d’albums de Noël dans les magasins. Quel opus deviendra la trame sonore de votre Noël 2011? Pour vous aider à guider votre choix, Métro publie les résultats de sa première recension.

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Incontournable
Alain Lefèvre
Petit Noël (4,5/5)
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Ce disque mérite de figurer sur la liste des grands albums de Noël. Le
pianiste Alain Lefèvre, accompagné du quatuor à cordes Philippe
Dunnigan, interprète six classiques de Noël, le cœur à la bonne place.
Tout en étant simples, les arrangements de Richard Savignac sont
magnifiques. Noël, c’est l’amour et Have Yourself a Merry Little
Christmas sont particulièrement réussies. Par ailleurs, Alain Lefèvre
offre trois nouvelles pièces, dont la très jolie Noël en traîneau. Le
disque se termine sur une interprétation d’Un Canadien errant que le
pianiste dédie à son beau-père décédé le 24 décembre dernier.
— Eric Aussant

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Charmante simplicité
She & Him
A Very She & Him Christmas (4/5)
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Le duo indie pop She & Him joue de prudence sur son premier album de Noël. Des arrangements à l’interprétation, en passant par le choix des chansons, la paire formée de l’actrice Zooey Deschanel (voix, piano, ukulélé) et du réalisateur M. Ward (voix, guitare, orgue) privilégie la simplicité, une stratégie qui fonctionne à merveille sur Sleigh Ride (ravissante) et I’ll Be Home for Christmas (qui donne envie de s’envoler pour Hawaï). On ne peut toutefois pas en dire autant de la pauvre Have Yourself a Merry Little Christmas, qui manque crûment de tonus. On aurait souhaité que le tandem prenne davantage de risques, lesquels s’avèrent payants sur Little Saint Nick, un charmant clin d’œil aux Beach Boys.
— Marc-André Lemieux

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La grande classe
Michael Bublé
Christmas (4/5)
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On savait à quoi ressemblerait le premier album de Noël de Michael Bublé avant même de l’avoir entendu, ce qui n’est pas une mauvaise chose. De facture classique, Christmas s’inscrit dans la continuité de ce que le crooner propose depuis toujours : une voix pure qui s’épanche gracieusement sur des airs big band grand public. Bien que l’abondance de ballades agace (il ralentit même le tempo de la joyeuse All I Want for Christmas is You de Mariah Carey), l’opus regorge de petits trésors, dont It’s Beginning to Look a Lot Like Christmas (Bing Crosby peut aller se rhabiller) et Jingle Bells (avec les craquantes Puppini Sisters).
— Marc-André Lemieux

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En continuité
André Gagnon
Dans le silence de la nuit (4/5)
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Près de 20 ans après son superbe album Noël, le pianiste André Gagnon récidive avec Dans le silence de la nuit, qu’on pourrait qualifier de suite logique du premier. Accompagné de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières, le virtuose revisite 12 airs du temps des Fêtes – Mon beau sapin, White Christmas, Adeste Fideles – en version instrumentale, avec au centre l’inimitable piano de Gagnon. Dès la première écoute, on a immédiatement adopté cet opus enveloppant, serein, qui s’écoutera parfaitement au coin du feu ou devant le sapin.
— Jessica Émond-Ferrat

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Classique
Paul Anka
Songs of December (3,5/5)
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Un peu avant le temps des fêtes, un paquet d’artistes tente de réinventer la roue en donnant une nouvelle saveur aux classiques de Noël. Plus souvent qu’autrement, cela se termine en échec. Paul Anka, avec Songs of December, prend l’approche opposée. Le crooner canadien livre 11 pièces traditionnelles sans fla-fla. Somme toute, l’album est compétent, mais tombe un peu à plat. Il commence très doucement avec Let it Snow et, malheureusement, ne devient jamais plus dynamique. Songs of December est parfait pour une soirée tranquille près du sapin, mais endormira tous vos invités durant un party.
— Mathieu Horth Gagné

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Celtique à souhait
Artistes variés
Putumayo presents Celtic Christmas (3,5/5)
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Si les cadeaux sont déballés et la visite est repartie et qu’il ne reste plus qu’à s’asseoir confortablement, un verre de whisky à la main… Celtic Christmas est la trame sonore idéale. Instrumentale, cette compilation enchaîne les airs connus agrémentés de violon (Little Drummer Girl), de flûte et de mandoline (Joy To The World), qui leur donnent une touche celtique, voire moyen-orientale (Noel Nouvelet). La version gaélique et jazzée de Noël Blanc (Nollaig Bhan) et la touchante Auld Lang Syne où perce l’accent écossais complètent un CD qui ravira les amateurs de sonorités traditionnelles des îles britanniques.
— Benoîte Labrosse

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Joyeux
Meaghan Smith
It’s Snowed (3,5/5)
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La chanteuse ontarienne Meaghan Smith, la révélation de l’année aux prix Juno, offre un album de Noël joyeux et léger. Trois compositions originales et six classiques se retrouvent sur la galette. Les chansons «remasterisées» sortent tout de même des sentiers battus pour créer un ensemble cohérent qui ne sombre heureusement pas dans la quétainerie. La jeune chanteuse a dit non à l’abus de grelots et nous la remercions. Ce disque n’a absolument rien d’irritant et fera battre du pied n’importe quel «grinch». Un agréable album d’ambiance pour Noël.
— Audrey Lavoie

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La magie opère
Chloé Ste-Marie (et artistes variés)
Une étoile m’a dit (3,5/5)
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Les airs de Noël sont souvent liés à l’habitude, et c’est pourquoi on a tendance à lever le nez sur les «nouveaux venus». On aurait toutefois tort de bouder ce conte de Noël musical imaginé il y a près de 30 ans par Gilles Carle, que Chloé Ste-Marie a enregistré avec une bande d’artistes de talent (Bernard Adamus, Yves Desrosiers, la bande Magnétik…), car la magie opère réellement. Tradition oblige, on a un coup de cœur particulier pour l’Ave Maria chanté notamment en Innu, mais on se plaît aussi à suivre le conte au fil des textes si bien tournés et tous magnifiquement interprétées.
— Jessica Émond-Ferrat

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Pour la cause
Artistes variés
Chansons de Noël (3,5/5)
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Avec un titre comme Chansons de Noël, on ne s’attend pas à être soufflé par l’originalité… Et effectivement, les Roch Voisine, Marie-Mai, Annie Blanchard, Boom Desjardins et autres artistes québécois qui participent à l’album se tirent bien d’affaire, sans toutefois épater la galerie. Le choix des titres reste aussi très traditionnel, mais réussi. Quoique pour Happy Xmas (War Is Over), on aurait aimé entendre d’autres interprètes que Marc Dupré et Annie Villeneuve, la chanteuse étant présente 3 fois sur le CD. Mais l’album fera du bien d’une autre façon : les profits vont à la Fondation Jasmin Roy, qui lutte contre l’intimidation à l’école.
— Christian Duperron

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Nostalgique
Artistes variés)
The Muppets : A Green And Red Christmas (3/5)
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Les Muppets reviennent avec un troisième album de Noël, assez entraînant, comme on pouvait s’y attendre. Bien qu’on y trouve des classiques comme Jingle Bells et Have Yourself a Merry Little Christmas, la plupart des chansons sont de nouvelles compositions, avec une agréable touche de blues ou de rock. Voilà un album de début de soirée, pour ajouter une note festive à votre ambiance. Les enfants auront du plaisir, et les parents apprécieront, peut-être par nostalgie. Miss Piggy, par contre, aurait pu se contenter d’être choriste, puisqu’elle n’a pas une voix des plus mélodieuses…
— Camille Laurin-Desjardins

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Noël différent
Strada
Colinda – Noëls de Provence (3/5)
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Strada offre un Noël original. Le groupe de musique du monde est allé piger les chansons de ce disque au XVIIe siècle, notamment dans un manuscrit conservé à la cathédrale d’Avignon, en Provence. Accompagnés du musicien occitan Miquèu Montanaro, les six membres de Strada jouent une musique presque médiévale – avec flûte à bec, cornemuse, oud, bouzouki, etc. – et chantent en langue d’oc. On se trouve à des kilomètres de Petit papa Noël, mais c’est tout de même un bon album... de Noël. Le groupe sera en concert le 8 décembre à la Maison de la culture Frontenac.
— Eric Aussant

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L’esprit manouche
Roxanne de Lafontaine
Django Bell (3/5)
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La violoniste québécoise Roxane de Lafontaine a misé sur l’originalité avec Django Bell. Un album de 8 pièces, inspiré du jazz manouche et de son maître Django Reinhardt, où l’on retrouve des airs connus associés à l’hiver et au temps des Fêtes, mais aussi des chansons originales. Le violon apporte une touche festive et entraînante à la voix de Roxane de Lafontaine sur des classiques comme Rockin’ Around the Christmas Tree ou encore Amazing Grace. Petit bémol : après 30 minutes d’écoute,
le violon finit par être lassant, voire irritant. Un album, donc, à écouter en début de réveillon.
— Anicée Lejeune

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Propre et jazzy
Scott Weiland
The Most Wonderful Time of the Year (3/5)
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Scott Weiland n’a pas la réputation d’être un crooner. Toutefois, pour le temps des Fêtes, l’enfant terrible du grunge dépoussière ses plus beaux habits et entonne des classiques de Noël à saveur jazz, le tout d’une voix suave et langoureuse. Le chanteur de Stone Temple Pilots ne réinvente rien, mais ses adaptations de Holy Night et White Christmas étonnent, ne serait-ce que par l’assurance qui s’en dégage. En fait, sur The Most Wonderful Time of the Year, celui qu’on croise plus souvent en désintox qu’en studio d’enregistrement est méconnaissable. L’album agrémentera bien les veillées tranquilles, mais pour l’originalité, on repassera.
— Maxime Huard

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Loin des cantiques
Marc Hervieux
Un air d’hiver (3/5)
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Le chanteur lyrique québécois Marc Hervieux a choisi de mettre de côté les grands classiques de Noël et d’interpréter de nouvelles chansons écrites sur mesure pour lui. Le réalisateur et arrangeur Daniel Mercure a fait un travail exceptionnel : la musique est magnifique et la voix du chanteur, qui se fait très souvent douce et chaude – mais, oui, il pousse la note à quelques reprises –, est mise en valeur. Seul bémol : les nombreux passages banals dans les paroles empêcheront certainement ces 11 chansons de devenir des classiques.
— Eric Aussant

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Doo-wop sur Broadway
Jersey Boys
Seasons Greetings: A Jersey Boys Christmas (2/5)
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Seasons Greetings, c’est Noël à la sauce Jersey Boys, cette comédie musicale relatant l’histoire des Four Seasons, ce quatuor pop-rock italo-américain ayant connu le succès dans les années 1960 avec des titres sucrés comme Big Girls Don’t Cry. L’album propose des relectures des classiques du temps des Fêtes inspirées du style en vogue à l’époque : le doo-wop. On se délecte des harmonies vocales de style barbershop de White Christmas et de Silver Bells, mais on ne peut s’empêcher de grimacer à l’écoute de la clinquante Santa Medley, qui semble marquer le retour en force des Chipmunks. Citons aussi la présence d’une Holy Night dénuée de toute émotion.
— Marc-André Lemieux

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Non, non, NON!
Justin Bieber
Under the Mistletoe (1,5/5)
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À qui s’adresse cet album où la jeune sensation de 17 ans massacre des classiques de Noël? Ses fans ont-elles envie d’entendre ça? Visiblement, puisque Under the Mistletoe est le deuxième album des Fêtes le plus vendu selon Billboard, derrière celui d’un autre artiste canadien, Michael Bublé. D’une collaboration ennuyante avec Boyz II Men (Fa La La), Bieber passe à un duo avec Mariah Carey (All I Want for Christmas is You n’a pas changé d’un iota depuis 1994) peu inspiré. Le jeunot pousse ensuite ses – trop nombreux – trémolos et rappe sur une version ridicule de Drummer Boy. Le clou dans le cercueil est enfoncé avec un Silent Night à faire dormir.
— Vincent Fortier
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-11-24 22:01:03.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Pink Floyd, Maurane, Antoine Gratton, Rihanna et Nickelback.

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Sans risques
Pink Floyd
A Foot In the Door (3,5/5)
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Un best of est censé faire plaisir au grand public. Pink Floyd ne déroge pas à cette règle en nous servant ses succès mille fois entendus sur A Foot In the Door. Le problème est qu’un simple disque de 16 pistes est loin de rendre justice à l’œuvre du groupe britannique. De plus, comme la cohésion des albums est un trait majeur de Pink Floyd, les chansons, aussi bonnes soient-elles, perdent un peu de leur sens une fois sorties de leur contexte. N’empêche, on ne se lasse jamais d’entendre Hey You, Money et Learning to Fly.
— Mathieu Horth Gagné

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Crooneuse
Maurane
Fais-moi une fleur (3,5/5)
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Sur son 10e album studio, la Belge Maurane a choisi de se faire crooneuse. Accompagnée d’un grand orchestre, elle y chante 12 chansons originales en français dans une atmosphère feutrée de boîte de jazz. Ça donne un son intemporel, mais jamais kitsch. Pour ça, il faut remercier le réalisateur Gil Goldstein (Paul McCartney, Bobby McFerrin) et l’ingénieur de son de Norah Jones, Jay Newland. Ce peut être aussi l’air de New York, où a été enregistré le disque. Mais la voix de «la chanteuse des chanteurs» y est certainement pour quelque chose.
— Eric Aussant

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Émotions mixtes
Antoine Gratton
La défense du titre (3,5/5)
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Des mélodies légères et accrocheuses (New York?City) aux chansons qui remuent l’âme (Et ton cœur est un guerrier), le nouvel album d’Antoine Gratton nous fait passer par toute la gamme des émotions, qu’il a manifestement lui-même vécues. On peut constater que le versatile musicien, toujours aussi éclectique, devient de plus en plus solide de disque en disque; cet opus à la réalisation et aux arrangements riches le prouve. On a un faible pour les interludes instrumentaux tirés du film Le divan du monde, aériens et touchants.
— Jessica Émond-Ferrat

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Tout inclus
Rihanna
Talk That?Talk (3/5)
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Rihanna ne chôme pas. Entre deux concerts, un tournage de film (Battleship) et des apparitions télé, la jolie Barbadienne a trouvé le temps d'enregistrer Talk That Talk, son 6e album en six ans. Un opus qui respire les vacances au soleil dans un tout inclus : une succession de chansons légères qui devraient plaire à ceux qui n'aiment pas se casser la tête. Du lot, on retient You Da One (à saveur tropicale), Where Have You Been (efficace incursion dans le monde de l'electro trance) et We Found Love (bombe dansante). Mais on aurait pu se passer de la ballade convenue Farewell.
— Marc-André Lemieux

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Peu crédible
Nickelback
Here and Now (2/5)
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Avec Nickelback, la notion de nouvel album est toujours relative. Les rockeurs canadiens sont passés maîtres dans l’art de ne pas déjouer les attentes, et Here and Now ne fait pas exception. Ce septième album reprend le même rock stéroïdé (Kiss It Goodbye) et les mêmes hymnes dégoulinant de mélodrame (Lullaby) qui assurent au groupe un succès (et des contrats) plus grand que nature. Or, sous les couches de vernis qui voudraient nous faire croire qu’il s’agit d’un grand album, on ne trouve rien de plus que de vieux procédés défraîchis.
— Maxime Huard
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-11-17 22:52:09.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums des Cowboys Fringants, Stacy Jones, Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs et Pépé.

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Dans l'allégresse
Les Cowboys Fringants
Que du vent (3,5/5)
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Sur Que du vent, les Cowboys Fringants s'amusent ferme. Délaissant le spleen de leurs deux précédents albums, c'est avec le cœur à la fête que le quatuor enchaîne les morceaux. Même dans les moments les plus graves, les textes à la fois cyniques et nostalgiques du guitariste Jean-François Pauzé ont une franchise qui ne se dément jamais. Le groupe a certes beaucoup mûri avec les années, mais des pièces comme Classe moyenne (avec anchois) et Hasbeen feront à coup sûr sourire tous les habitués du Motel Capri…
— Maxime Huard

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Authentique
Stacy Jones
Next to Eleven (3,5/5)
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Stacy Jones s’est d’abord fait connaître dans les années 1980, et est réapparu en 2009 avec l’album Back to the Highway. Le musicien des Laurentides récidive avec?Next to?Eleven, un opus à l’agréable parfum folk-rock rétro, qui n’est pas sans rappeler un peu le style de Neil Young par moments. Des mélodies étoffées, mêlées à la voix un peu nasillarde du chanteur : le résultat est surprenant par moments, mais toujours de la bonne façon. L’authenticité se sent dans les textes de Jones, tout comme son aisance et son expérience s’entendent dans sa musique.
— Jessica Émond-Ferrat

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Bon vieux trad
Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs
Petit grain d’or (3/5)
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C’est un nouvel album tout à fait charmant que nous offrent Nicolas Pellerin et les Grands Hurleurs. Dans Petit grain d’or, la passion du trio pour la musique traditionnelle est palpable – et surtout contagieuse – et on sent qu’ils ont fouillé encore plus loin dans les répertoires de divers pays pour enrichir leur musique. C’est particulièrement dans les pièces instrumentales qu’on sent que les gars ont lâché leur fou, et ce sont celles-ci, donc, qui donnent les résultats les plus intéressants. L’un dans l’autre, on passe un bon moment dans leur univers festif.
— Jessica Émond-Ferrat

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Délire d’amour
Pépé
Le véritable amour (3/5)
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Dans Le véritable amour, Pépé revient avec sa guitare et son sens de l’humour intraitable! On aime Pépé pour sa musique aux accents country-rock, sa pilosité, mais aussi pour ses textes délicieusement délirants. Sans être super originales musicalement, les chansons de ce quatrième album se distinguent toutefois par leur honnêteté. Pépé a aussi pu compter sur la collaboration de la charmante Mara Tremblay sur la chanson-titre. Bravo pour la pièce T’es pas gai, qui est complètement farfelue et désopilante!
— Rachelle Mc Duff
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-11-10 20:00:39.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Julien Clerc, Cœur de pirate, Eric Goulet, Les Dales Hawerchuk et Génération Passe-Partout 2.

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Fidèle
Julien Clerc
Fou, peut-être (4/5)
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Dans Fou, peut-être, le 22e album studio de Julien Clerc, on retrouve les ingrédients qui ont fait son succès : un peu de nostalgie, un soupçon de mélancolie, des mélodies qui flirtent avec le symphonique et une voix puissante. Les thèmes abordés, eux, n’ont rien de nouveau, mais les mots qu’il chante sont ceux de Charles Aznavour, de Maxime Le Forestier ou encore ceux de Julien Doré. Différentes plumes qui apportent une nouvelle couleur aux mélodies de Julien Clerc qui, après 40 ans de carrière, parvient à se renouveler tout en restant lui-même.
— Anicée Lejeune

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Fidèle
Cœur de pirate
Blonde (4/5)
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Un feu de paille, Cœur de pirate? Loin de là. Visiblement inspirée par les années 1960, la jeune chanteuse réussit à proposer un deuxième opus intemporel qui confondra les sceptiques. La Québécoise y révèle les deux facettes de sa personnalité : la fille de caractère (Adieu, danse et danse) et l’amoureuse touchante de vulnérabilité (La petite mort, Cap diamant et, surtout, la somptueuse Place de la République avec la participation du Quatuor Molinari). Blonde se retrouvera à coup sûr dans plusieurs listes des meilleurs albums de 2011.
— Marc-André Lemieux

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Côté country
Eric Goulet
Volume 1 (3,5/5)
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Oubliez le country folk et autres métissages possibles. Eric Goulet, aussi connu pour être Monsieur Mono et le leader des Chiens, a choisi de jouer la carte du country pur et dur, avec tous les in-grédients classiques du genre musical : pedal-steel, violon, banjo… Enregistré en quelques jours, le disque a quelque chose de spontané, d’honnête et de charmant. Quant à la sélection des chansons, les reprises côtoient de tous nouveaux morceaux et des pièces que Goulet a écrites pour d’autres. Et tout ça coule de source. Du bien beau travail.
— Éric Aussant

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Droit au but
Les Dales Hawerchuk
Le tour du chapeau (3/5)
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Comme à leur habitude, les Dales frappent fort, avec beaucoup d’énergie et les guitares au fond. Encore plus, peut-être, dans ce troisième album qui fait dans le rock sans compromis. Et même si le tout peut paraître un brin répétitif – voilà qui n’est pas nécessairement positif pour un album de 31 minutes qui ne compte que 2 chansons de plus de 2 minutes 30 – cela s’explique en partie par l’esprit de stoner rock que le groupe a voulu donner à l’album. Côté écriture, les partys et les filles font tou-jours le gros du travail, malgré quelques incursions dans un univers plus réfléchi.
— Christian Duperron

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Dénaturé
Artistes variés
Génération Passe-Partout 2 (2,5/5)
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Bien que certaines pièces font sourire et rappellent de beaux moments de notre enfance, on se demande bien quel est le public cible de ce deuxième album de la série Génération Passe-Partout. Il y a souvent une incompati-bilité entre les paroles destinées aux enfants et les divers genres musicaux proposés, comme Le casse-tête chantée par Nadja ou Brosse Brosse Brosse de Lynn Jodoin. On souligne toutefois les très jolies Bedon Bedondaine de Martin Deschamps et Lou Granger Deschamps ainsi que Les petits fils de couleurs de Dom Lebo.
— Rachelle Mc Duff
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-11-03 22:47:27.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Ludovico EInaudi, Florence + The Machine, Justice, Kelly Clarkson et Lou Reed & Metallica.

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Envoûtant
Ludovico EInaudi
Divenire (4/5)
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Quelques années après sa sortie en Europe, l’album Divenire du pianiste néoclassique italien Ludovico Einaudi fait son apparition dans les magasins d’ici. Et on le découvre avec grand plaisir. Le style dépouillé du piano de l’artiste n’est pas sans rappeler celui de Philippe Glass. Envoûtante et mélancolique, la musique d’Einaudi vient remuer en l’auditeur des émotions différentes à chaque nouvelle note. L’artiste sera de passage à Montréal au Oscar Peterson Hall, à Concordia, le 12 novembre prochain.
— Jessica Émond-Ferrat

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Pop baroque
Florence + The Machine
Ceremonials (4/5)
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Le deuxième album de Florence Welch, alias Florence + The Machine, porte bien son nom. Chacune de pièces de Ceremonials semble avoir été écrite pour servir de trame de fond à une célébration du divin : une pop baroque où s’entremêlent chœurs gospel, batterie, harpe et sonorités électroniques. Bien que le côté épique des morceaux lasse par moments (Lover to Lover), la voix de la chanteuse hypnotise, enchante et envoûte, grâce à son petit côté soul rappelant celui d’Annie Lennox (Shake It Out). Déjà un incontournable.
— Marc-André Lemieux

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Cohérent
Justice
Audio, Video, Disco (3,5/5)
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Audio, Video, Disco ne semble pas convaincre les fans du duo français électro Justice de la même façon que l’avait fait le premier CD du groupe. Il faut dire que la marche était haute. N’empêche que ce deuxième album est hyper cohérent. Inspirés par des rythmes plus rock, les titres demeurent d’une efficacité incroyable. Des airs tout simples (Canon, par exemple) deviennent des morceaux brillants. Audio, Video, Disco ne contient peut-être pas de succès faciles à la D.A.N.C.E, mais des pièces comme Civilization et On’n’on séduisent à coup sûr.
— Vincent Fortier

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Pop radio
Kelly Clarkson
Stronger (3/5)
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À l’ère où les stars de la pop doivent porter des brassières qui crachent de la crème fouettée (voir Katy Perry) pour sortir du lot, Kelly Clarkson mise sur ses chansons… et rien d’autre pour tirer son épingle du jeu. Fort heureusement, les titres de sa dernière galette sont assez accrocheurs pour lui assurer une place de choix sur les ondes radio. Bien ficelées mais peu mémorables, les pièces de Stronger mettent de l’avant la voix puissante et claire de l’ex-American Idol. Parmi les meilleurs moments de l’opus, citons le premier extrait, Mr. Know It All.
— Marc-André Lemieux

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Plutôt plat
Lou Reed & Metallica
Lulu (2,5/5)
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Lulu n’est pas un album de Lou Reed ni de Metallica. Le fruit de la collaboration entre le mythique chanteur de Velvet Underground et le populaire groupe métal n’est pas un chef-d’œuvre, mais il est certainement unique. Issu d’un ambitieux projet d’écriture de Reed, inspiré de deux pièces de théâtre de l’auteur allemand Frank Wedekind, l’album est assez inégal, pour être gentil. Souvent, les pièces tombent à plat, et ce, sans parler du contraste étrange entre la voix de Reed et les guitares tonitruantes propres à Metallica.
— Mathieu Horth Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-10-20 20:41:01.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de The Barr Brothers, Pink Martini, Koriass, Coldplay et Björk.
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Or en Barr
The Barr Brothers
The Barr Brothers (4/5)
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Secret City a eu la bonne idée de rééditer l’opus autoproduit des Barr Brothers. La scène musicale indépendante de Montréal s’est dernièrement enflammée pour le quatuor. Et à raison. Le groupe n’est pas seulement la nouvelle saveur du mois indie folk dans la métropole. Il ressort des 10 pièces de l’album une grande sensibilité. L’ajout de la harpiste Sarah Pagé au trio The Slip – autrefois formé à Boston par les trois autres membres – y est pour quelque chose. Ajoutez des influences rock et blues et vous avez un des CD les plus intéressants de 2011
— Vincent Fortier

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En 1969...
Pink Martini
1969 (3,5/5)
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Ce n’est pas la première fois que Pink Martini et la soprano japonaise Saori Yuki collaborent. Plus tôt cette année, la pièce-bénéfice Yuuzuki a prouvé que leurs styles respectifs s’harmonisent à merveille. Sur 1969, ils remontent le temps ensemble et nous font (re)découvrir 12 chansons enregistrées cette année-là en japonais, en anglais et en français. D’accord, le français de la star nippone n’est peut-être pas aussi bon que celui de China Forbes… Néanmoins, l’ensemble est rafraîchissant, comme toutes les offrandes du groupe de Portland.
— Jessica Dostie

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Regard sombre
Koriass
Petites Victoires (3/5)
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Si Les racines dans le béton, le premier album de Koriass, a été une réussite, son deuxième opus, lui, est un peu moins convaincant. Sur Petites Victoires, le rappeur montréalais dresse un portrait plutôt sombre du milieu où il évolue, et sa prose est moins raffinée. Ses chansons sont toutefois touchantes et laissent voir un côté très rationnel de Koriass, Emmanuel Dubois de son vrai nom. La surprenante pièce L’hiver, un mélange de rap et de pop rock, où il est accompagné de Karim Ouellet, ajoute une touche d’originalité à l’album.
— Rachelle Mc Duff

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Du col
Coldplay
Mylo Xyloto (3/5)
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Bien qu’il soit légèrement prétentieux, Mylo Xyloto n’est pas un mauvais disque. Coldplay y affiche son goût prononcé pour les refrains triomphants – soulignés par de riches orchestrations – taillés sur mesure pour remuer les plus grandes foules (Don’t Let it Break Your Heart, Every Teardrop is a Waterfall, Charlie Brown). Si le fausset de Chris Martin répond à l’appel sur la plupart des titres, il dérape sur l’exécrable Us Against the World. De cette galette, nous retiendrons la furieuse Major Minus et la jouissive – mais pompeuse – Paradise.
— Marc-André Lemieux

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Toujours vivante
Björk
Biophilia (3/5)
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Après s’être perdue sous les rythmes lourds et sans âme de Timbaland (Volta), Björk revient à l’électro raffinée de ses précédentes offrandes. Bien que les nouvelles pièces de l’Islandaise présentent des mélodies qui tournent souvent en boucle, l’artiste de 45 ans se montre aussi inventive et audacieuse qu’à ses débuts. Plus vivante que jamais, son inimitable voix s’élève sur des musiques ayant été en partie créées avec l’aide d’un iPad. Parmi les meilleurs moments du disque, citons l’enchanteresse Crystalline.
— Marc-André Lemieux
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-10-20 20:41:01.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Camille, Catherine Major, Evanescence, Émily Bégin et James Morrison.
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Libre
Camille
Ilo veyou (4/5)
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Camille est l’artiste la plus intéressante à suivre ces temps-ci. Pour son quatrième album, elle poursuit sur la même voie que Music Hole en 2008. On y reconnaît son esprit libre (tantôt sérieuse, tantôt comique) et ses espiègleries vocales. Mais Ilo veyou est différent. La plupart des chansons, qu’on dirait d’un folklore imaginaire, ont été enregistrées live en studio, avec des instruments acoustiques. Seules exceptions, deux joyeuses chansons où Camille crée sa propre chorale d’enfants! Elle inclut aussi des pièces en français, dont l’excellente L’étourderie.
— Éric Aussant

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Ombre et lumière
Catherine Major
Le désert des solitudes (3,5/5)
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Sur ce troisième opus, Catherine Major a collaboré, pour l’écriture des textes, avec sa mère Jacinthe Dompierre, son amoureux Moran, ainsi qu’avec Christian Mistral. Un heureux choix, puisque la poésie qui se dégage des textes en un tout unifié est finement composée et oscille entre mélancolie et espoir. L’émotion des mots est appuyée par une réalisation riche – signée Major et Alex MacMahon – et par des arrangements qui ne cherchent jamais à trop en faire. Ce magnifique opus démontre que Catherine Major sait distiller l’émotion sans impudeur.
— Jessica Émond-Ferrat

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Droit au but
Evanescence
Evanescence (3/5)
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«Les fans apprécieront» : cliché de la critique qui sied parfaitement à cet opus. Même si la chanteuse Amy Lee est le seul membre de la formation originale qui demeure sur ce nouvel album, on se retrouve rapidement en terrain connu. Des pièces en crescendo où Lee crie ses passions avec la voix qu’on lui connaît. Son piano, qui semble parfois livrer un furieux combat à la guitare, reste un atout puissant pour la formation et lui permet de se démarquer, notamment dans la déchirante My Heart
is Broken. Mais il y a peu de choses sur cet album qu’on n’ait jamais entendues…
— Christian Duperron

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Nouveau cap
Émily Bégin
Les nuits d’Émily (3/5)
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Quatre ans d’absence sur disque, une expérience de la comédie musicale et l’ex-star académicienne Émily Bégin revient avec un troisième album bien différent de Légendes urbaines. Avec Les nuits d’Émily, la chanteuse s’est éloignée du style dance auquel elle avait habitué ses fans pour proposer des mélodies résolument plus éclectiques et pop. À la touche de Steve Marin, qui a réalisé cet opus, se mêle le dynamisme d’Émily qui propose un album plus intime, des chansons pleines de vie et des refrains entraînants. Peut être a-t-elle trouvé le style qui lui convient?
— Anicée Lejeune

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Talent gâché
James Morrison
The Awakening (2,5/5)
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Commençons par dire ceci : James Morrison a l’une des voix les plus intéressantes de sa génération. Belle, riche et empreinte d’une soul magique. Malheureusement, les compositions de The Awakening ne sont pas à la hauteur de son instrument. Plusieurs pièces manquent cruellement d’originalité ou sont carrément ennuyantes. Il y a quelques beaux moments pop sur The Awakening, mais Morrison a le talent pour produire un album puissant et marquant. À sa troisième tentative, il n’a pas encore réussi, même si la galette obtient déjà du succès en Europe.
— Vincent Fortier
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-10-13 22:15:41.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Georges Brassens, Doba, Bernadette et Crash ton Rock.
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Sympa!
Artistes variés
Brassens chanté par… (4/5)
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Pour souligner les 30 ans du décès de Georges Brassens, six artistes français de la relève reprennent une dizaine de grands classiques du géant de la chanson. Même si les interprètes sont peu connus, on a un grand plaisir à découvrir ces relectures sans prétention – ça sonne party de cuisine. Le tout est teinté de guitares manouches et de beaux arrangements de cordes et de cuivres. Particulièrement réussies : les textures de Je me suis fait tout petit (Les ogres de Barbarck) et le trad-rock de Mourir pour des idées (Debout sur le zinc).
— Éric Aussant

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Retour réussi
Doba
Doba (3,5/5)
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Après la fin de Doba-Caracol, la moitié gauche du duo a pris son temps pour bien cerner la direction artistique qu’elle souhaitait prendre.?Et cela se sent. Doba, son premier album solo, propose un son mûr, organique, riche, et surtout, achevé. Tantôt jazzy, tantôt reggae, tantôt gospel, la jeune femme a manifestement puisé dans des registres qu’elle connaît comme le fond de sa poche. Il en résulte des pièces fort maîtrisées et remplies d’émotions, avec un savant mélange d’ombre et de lumière.
— Jessica Émond-Ferrat

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Plus électrique
Bernadette
L’amour est un fusil (3/5)
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Le groupe québécois Bernadette nous offre un deuxième album folk réussi, sans être épatant. Les cinq musiciens ont décidé d’offrir un opus qui parle d’amour dans une prose bien québécoise. L’amour est un fusil replonge dans le folk de leur album éponyme précédent, mais présente une touche un peu plus rock. L’influence manouche qu’on aime est toujours là (merci à l’accordéon et à l’harmonica!), mais la guitare électrique ajoute beaucoup de rythme, surtout dans les pièces L’amour est un fusil et 2h22. Un album qui gagne à être écouté plusieurs fois.
— Rachelle Mc Duff

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À la hauteur
Crash Ton Rock
Cheval de troie (3/5)
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Sur ce deuxième opus, Crash ton Rock renoue avec le punk festif qui l’a fait connaître, en y ajoutant une touche de nostalgie et d’introspection. Par moments, Cheval de Troie est même plutôt sombre, entre autres sur des chansons telles que On a tué le rocket et Le bateau coule. Si la bande du Saguenay ne réinvente pas la roue en termes d’expression musicale, sa formule demeure efficace. Les fans du rock à saveur irlandaise des Dropkick Murphys et de Flogging Molly y trouveront certainement leur compte.
— Maxime Huard
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-09-29 22:13:37.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Tori Amos, Blink-182, Chloé Lacasse, Jason Derülo et Les B.B..
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Retour à la source
Tori Amos
Night of the Hunters (3,5/5)
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Pour Night of the Hunters, Tori Amos a été puiser son inspiration dans des œuvres classiques pour raconter l’histoire d’une femme et de son parcours initiatique. La musicienne a laissé de côté guitares électriques et percussions, a remis à l’avant-plan son instrument fétiche, le piano, et a invité sa fille de 11 ans à chanter avec elle sur certaines pièces. Sa voix étant plus travaillée que dans ses dernières œuvres, Tori offre un matériel qui rappelle l’époque d’Under the Pink, mais qui se révèle finalement moins accrocheur et, par conséquent, moins accessible.
— Christian Duperron

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Prévisible
Blink-182
Neighborhoods (3/5)
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Pas de panique, l’intro sombre de synthétiseur sur la pièce Ghost On The Dance Floor n’est pas à l’image du nouvel album de Blink 182, Neighborhoods. Dans l’ensemble, les gars
restent dans leur zone de confort : une guitare, une basse, une batterie et du pop/punk prévisible et efficace. La musique pourrait servir de trame sonore à une comédie pour adolescents, mais les textes sont plutôt sombres, une route que le trio avait empruntée sur l’opus précédent. La chanson Heart’s All Gone est toutefois une belle surprise. On y retrouve avec joie le Blink 182 des débuts.
— Mathieu Horth Gagné

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Couci-couça
Chloé Lacasse
Chloé Lacasse (3/5)
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Pour son premier album, Chloé Lacasse est drôlement bien entourée. Ainsi, Antoine Gratton a habillé à la fois de guenilles (de sons trafiqués) et de soie (une section de cordes) ses chansons pop, faisant ressortir le meilleur de ses airs – souvent réussis. Ça fait vraiment un très bon disque... en général. Malheureusement, la part interprète de Lacasse n’est pas aussi forte que la part auteure-compositrice. Elle manque d’énergie, prononce mollement et son timbre de voix peut irriter. Ce qui annule une bonne part des qualités de cet album.
— Eric Aussant

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Boum Boum
Jason Derülo
Future History (2/5)
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Avec Future History, l’Américain d’origine haïtienne Jason Derulo (Desrouleaux de son vrai nom) revient faire vibrer les boîtes de nuit. Ce second album mélange R’n’B, hip-hop et dance, une recette gagnante pour les amateurs de «trémoussage» de popotins. Les trémolos et les distorsions dans la voix sont lassants, voire parfois irritants à la longue, mais pour mettre de la vie dans un party bien arrosé, ça fait la job! La chanson Don’t Wanna Go Home est déjà assez populaire dans les clubs, et sa reprise de la chanson Africa du groupe Toto est correcte.
— Rachelle McDuff

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En dents de scie
Les B.B.
Univers (2,5/5)
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À qui s’adresse Univers, le nouvel effort des B.B.? L’album s’ouvre avec la pièce-titre, sur un rythme très boys band. La chanson, tout de même moderne, collerait mieux à son auteure, Marie-Mai (comme Moi-même). Le reste est en dents de scie, les Beaux Blonds alignant des pièces actuelles très réussies musicalement (Je suis à toi, Résistant) à d’autres un peu dépassées (Tu m’oublieras). Le réalisateur Fred Saint-Gelais a donné une bouffée d’air frais à Univers, mais un constat s’impose : Patrick Bourgeois ne chante pas mieux qu’avant.
— Vincent Fortier
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-09-15 21:12:52.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Hugh Laurie, Vulgaires Machins, Ok Volca et Jonathan Roy.
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Vive le blues!
Hugh Laurie
Let Them Talk(4,5/5)
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Bien qu’il se dise d’abord acteur, Hugh Laurie (Dr. House) est incontestablement aussi un musicien. Il a appris le piano à six ans et il en joue brillamment dans ce premier opus. Let Them Talk est l’œuvre d’un musicien chevronné et complet. Grandement inspiré du blues de La Nouvelle-Orléans, le Britannique se réapproprie merveilleusement bien certains classiques de folk américain, tels que St. James Infirmary et Battle of Jericho. L’album est excellent du début à la fin. On applaudit la participation d’Irma Thomas et de Tom Jones. À quand le deuxième?
— Rachelle Mc Duff

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Pari réussi
Vulgaires Machins
Vulgaires Machins (3,5/5)
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Des accents country de Et même si à l’atmosphère planante de Les gens de l’Occident, la dernière proposition des Vulgai-res Machins nous plonge dans l’univers du groupe, version acoustique. Ça leur prenait du culot pour livrer ces 11 pistes – dont 3 nouvelles pièces – après avoir tourné le concept en dérision dans Une chanson acoustique, sur leur dernier opus. On préfère encore les VM électriques, mais force est d’admettre que l’exercice n’aura pas été futile puisqu’on réécoutera avec plaisir plusieurs titres, dont Triple meurtre et suicide raté et Je m’appelle Guillaume
— Christian Duperron

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Musclé et abouti
Ok Volca
Fréquence\Trémor (3,5/5)
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Dans un paysage musical francophone qui ne jure bien souvent que par la pop inoffensive, Ok Volca impose son punk-hardcore à grands coups de massue. Sur ce deuxième album à la fois raffiné et revendicateur, la formation de Saint-Jean-sur-Richelieu fait montre de maturité et de polyvalence. Des chansons comme Depuis des siècles... et Nos jurons frappent avec une urgence impitoyable, alors que sur Volte-Face le ton se fait plus poignant. Hormis de rares moments pop un peu larmoyants, Fréquence\Trémor est un album d’une indéniable efficacité.
— Maxime Huard

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Un peu beige
Jonathan Roy
La route (2,5/5)
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Avec La route, Jonathan reprend sa meilleure imitation de John Mayer et de Jason Mraz, mais cette fois en français. Après deux opus dans la langue de Shakespeare, l’ancien hockeyeur a décidé de donner une chance à sa langue natale. Le résultat est assez réussi, même si les pièces ne brillent pas par leur originalité. Roy sait construire des mélodies accrocheuses idéales pour les radios. De plus, il a une belle complicité avec Natasha St-Pier sur la pièce-titre de l’album. Bref, La route est un disque
correct, mais somme toute assez beige.
— Mathieu Horth Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-09-15 21:12:52.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Gryphon Trio, The Stellas, Lady Antebellum et The Kooks.
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Inclassable
Gryphon Trio
Broken Hearts & Madmen (4/5)
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Difficile de classer ce nouvel album du Gryphon Trio. Avec l’aide de la chanteuse Patricia O’Callaghan, le trio continue de faire de la musique de chambre, mais s’amuse de belle manière avec des chansons populai-res et des rythmes latins. O’Callaghan chante en anglais (River Man, de Nick Drake; The Gipsy’s Wife, de Leonard Cohen), en français (La foule, d’Édith Piaf; La confession, de Lhasa de Sela) et en espagnol (Volver, thème d’un film d’Almodóvar) avec conviction et une voix magnifique. Un exercice de style réussi.
— Eric Aussant

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Rockabilly
The Stellas
The Stellas (3/5)
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De prime abord, le duo The Stellas semble sorti des années 1950. Lui a un quelque chose qui rappelle Elvis, et elle attire l’attention avec sa tignasse écarlate. Brad et MaryLynne Stella forme un couple, autant dans la vie personnelle que professionnelle, et The Stellas est leur premier opus. Sympathique, vivant et entrainant, cet album country aux accents rockabilly donne franchement envie de danser. La chanson Perfect est savoureuse, et leur reprise de Love Hurts (popularisée par Nazareth) est très réussie.
— Rachelle McDuff

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Harmonie vocale
Lady Antebellum
Own the Night (3/5)
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Fort du grand succès de l’album Need You Now, Lady Antebellum récidive en présentant un troisième opus. Avec un titre comme Own the Night, le trio devait inclure quelques pièces un peu plus up tempo... ce qu’il fait... avec plus ou moins de succès sur Friday Night et Singing me Home. La formation américaine retrouve ses marques quand elle retourne à ce qui a fait sa renommée, les harmonies vocales de Charles Kelley et Hillary Scott. On entend les deux chanteurs à leur meilleur sur Dancin’ Away With My Heart et Cold as Stone.
— Mathieu Horth Gagné

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Sans audace
The Kooks
Junk of the Heart (2/5)
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Avec ce troisième opus, le groupe The Kooks se complaît dans une formule indie pop éculée. Sur les 12 pièces de Junk of the Heart, la formation imite tour à tour ses comparses britanniques Arctic Monkeys, Late of the Pier et Maximo Park, sans jamais s’approcher de l’originalité qui fait le succès de ces derniers. Ajoutez à cela les obligatoires clins d’œil aux années 1960 et 1980, et vous obtenez un exercice de style bien léché, mais peu alléchant. Sans être incontournables, les pièces Runaway et Is it me se démarquent néanmoins du lot.
— Maxime Huard
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-09-08 23:11:24.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Salomé Leclerc, Magic System et Cobra Starship.
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Succès mérité
Salomé Leclerc
Sous les arbres (3,5/5)
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Ce n’est pas la première fois qu’on entend parler de Salomé Leclerc. Avant même la sortie de son premier CD, la jeune chanteuse s’attirait déjà les éloges, et à l’écoute de Sous les arbres, on comprend pourquoi. La folk épuré de l’artiste est soutenu par des arrangements riches et efficaces – on soulignera que l’artiste a fait appel à Philippe B pour deux pièces, incluant notre coup de cœur, Garde-moi collée. En ajoutant à l’ensemble la belle voix rocailleuse de Salomé et sa poésie qui va droit au cœur, on lui prédit un bel avenir.
— Jessica Émond-Ferrat

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Rythme et souffle
Magic System
Touté Kalé (3,5/5)
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Dès les premières notes, on reconnaît le rythme et le souffle de Magic System, sa musique dansante qui donne envie de se trémousser sur une piste de danse d’Abidjan. Ce sixième disque reprend ce qui a fait le succès des cinq précédents, avec une touche d’électro qui le rend très actuel. Le groupe ivoirien va encore plus loin, osant évoquer des sujets plus universels (L’eau va manquer) et invitant le reggae engagé de Tiken Jah Fakoly sur Ça va aller. Un beau disque très travaillé, malgré son apparente simplicité. À écouter sans modération.
— Lionel Martin

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Déjà oubliées
Cobra Starship
Night Shades (2,5/5)
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Avec son quatrième album studio, Cobra Starship se lance à pieds joints dans le dance. Le premier single, You Make Me Feel, semble tout droit sortir d’un CD des Black Eyed Peas. L’auto-tune est au rendez-vous, et on cherche encore les guitares. Night Shades n’est pas un mauvais album pour autant. Vous vous éclaterez sûrement sur une piste de danse au son de #1 Nite et vous apprécierez peut-être l’esprit très 1980 de Anything for Love. Le problème est que, quelques secondes après les avoir écoutées, vous les aurez déjà oubliées.
— Mathieu Horth-Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-09-01 23:07:38.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Charles Aznavour, Jayceon Taylor et Kamakazi.

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Intemporel
Charles Aznavour
Toujours (4/5)
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Rares sont les artistes qui parviennent à rester pertinents aussi longtemps que Charles Aznavour. Encore une fois, celui-ci livre avec Toujours un album portant la signature inimitable du grand chanteur français, aux mots d’une grande beauté et aux mélodies riches et nostalgiques. Aznavour offre de déchirantes chansons d’amour ne sombrant jamais dans la mièvrerie (Tu ne m’aimes plus) et des pièces rythmées et joyeuses aux textes néanmoins lourds de sens (J’ai connu, qui évoque l’Holocauste). Une nouvelle preuve de l’immense talent d’Aznavour.
— Jessica Émond-Ferrat

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Game et cie
Jayceon Taylor
The R.E.D (2,5/5)
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AlbumJayceon Taylor présente son quatrième opus : The R.E.D. Album. Après deux ans à balancer des singles passés inaperçus, Game revient avec ses amis. La première déception est la semi-présence de Dr. Dre, qui se limite à trois interludes et à un couplet et au mixage sur l’excellente Drug Test, produite par DJ Khalil. Pharrell Williams est absent, sauf sur un morceau avec Nelly Furtado. La combinaison avec DJ Premier (Born In the Trap) donne un nouveau souffle à la fin, après un milieu d’album décevant. La qualité est meilleure que la quantité, et l’album aurait dû contenir 15 morceaux.
— Joachim Tremblay

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Un peu naïf
Kamakazi
Rien à cacher (2,5/5)
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Avec son deuxième album, Rien à cacher, Kamakazi élargit ses horizons musicaux. En plus de conserver un son punk/rock, le trio montréalais incorpore avec succès le country, le folk et un peu de reggae dans ses chansons. C’est au chapitre de l’écriture que Kamakazi perd des points. La naïveté des textes peut possiblement rejoindre un public d’adolescents, mais ne convaincra certainement personne de plus de 25 ans. Par exemple, la pièce Raison inutile est remplie de bons sentiments («on se divise par nos couleurs / pour des raison inutiles»), mais fait plus rire que réfléchir.
— Mathieu Horth-Gagné
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-08-25 22:33:32.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Natalia Kills, Benjamin Biolay, Jay-Z et Kanye West et de Sinik.

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Pop perfection
Natalia Kills
Perfectionnist (3,5/5)
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Août 2010 : Katy Perry lance Teenage Dream, un opus inégal, certes, mais truffé de hits. Un an plus tard (presque jour pour jour), Natalia Kills sort Perfectionnist, un album qui pourrait bien lui permettre de répéter l’exploit de miss Perry. Coréalisé par Martin Kierszenbaum (Lady Gaga), le premier disque de la jeune Britannique renferme un nombre impressionnant de tubes potentiels, des hymnes pop plutôt inoffensifs, mais ô combien accrocheurs : Free (avec will.i.am), Wonderland, Zombie, Mirrors, Love is a Suicide... Du bonbon!
— Marc-André Lemieux

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Bon mais inégal
Benjamin Biolay
Pourquoi tu pleures? (3/5)
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Deux ans après l’album double à succès La superbe, Biolay arrive avec un CD de chansons inspirées du film Pourquoi tu pleures?, dans lequel il tient le premier rôle. Ça donne un bon disque, mais quelque peu inégal. Cela dit, en plus de quelques reprises (C’est magnifique, Reste-moi fidèle), on y trouve de bonnes chansons originales. Biolay est convaincant sur Pas la forme et pastiche Barry White sur Le bonheur, mon cul, par exemple. À oublier : les chansons interprétées par Ana Zimmer, Sarah Adler et Emmanuel Devos.
— Éric Aussant

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Sur papier...
Jay-Z et Kanye West
Watch the Throne (2,5/5)
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Nos attentes étaient-elles trop élevées? Sans doute. Watch the Throne est la preuve qu’une combinaison gagnante en théorie (la verve truculente de Jay-Z conjuguée au génie mélodique de Kanye West) ne l’est pas nécessairement en pratique. On est loin du fiasco, mais on est encore plus loin du triomphe. Quelques coups d’éclat ici et là (New Day, d’une grande sensibilité, Otis, une grisante bouffée de nostalgie), mais beaucoup trop de bouche-trous sentant le travail bâclé à plein nez (Welcome to the Jungle, Ni**as in Paris).
— Marc-André Lemieux

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Le dernier?
Sinik
Le côté malsain (2,5/5)
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Après avoir annoncé la fin de sa carrière en 2009 sur son quatrième opus, Ballon d’or, qui avait obtenu un succès plus que mitigé, le rappeur français Sinik est de retour… pour un autre dernier album. Celui-ci est un retour aux sources pour le rappeur originaire des Ulis, qui aborde des thèmes qui lui sont chers comme la vie de la rue et la délinquance (La loi du plus fort, Sale môme). Certains morceaux sortent des sentiers battus, comme Collision, en duo avec le populaire Youssoupha. Mais somme toute, l’album demeure plutôt homogène.
— Joachim Tremblay
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-08-18 22:26:30.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de Jeff Bridges, Gary Clark Jr et Nick Carter.

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Jeff le chanteur
Jeff Bridges
Jeff Bridges (3,5/5)
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Le défi était grand pour Jeff Bridges. Après son rôle dans Crazy Heart, qui lui a valu un Oscar, il aurait été facile de réaliser un album où on entend un acteur jouer au chanteur country. Mais les 10 pièces de cet opus présentent Jeff Bridges le chanteur. Sans être d’une grande présence, sa voix est riche et empreinte d’une belle sensibilité. Jeff Bridges le compositeur se révèle aussi, particulièrement sur la magnifique Falling Short. Le tout est enrobé par l’univers du grand T-Bone Burnett, qui produit l’album de son ami de main de maître. Une belle surprise.
— Vincent Fortier

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Prometteur
Gary Clark Jr
Bright Lights EP (3/5)
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Aux États-Unis, on voit déjà en Gary Clark Jr. un sauveur du blues, certains le comparant même à l’illustre Stevie Ray Vaughan. Certes, le guitariste de 27 ans maîtrise le genre, mais le côté surproduit des pièces plus rock sur Bright Lights lui retire un peu de son âme. Là où Clark brille, c’est seul à la guitare, comme en témoignent les deux chansons live qui clôturent l’album. Il surprend par la richesse et les subtilités de ses envolées autant que par les intonations soul de sa voix. Pour un disque de 4 chansons, Bright Lights est un bel avant-goût.
— Maxime Huard

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Techno pop
Nick Carter
I’m Taking Off (2/5)
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Neuf ans après son premier album solo, le plus jeune des Backstreet Boys propose un album inégal. I’m taking off part en force avec la pièce techno Burning Up qui fera un tabac dans les discothè-ques. Au fil des chansons, la techno entraînante se transforme en pop mielleuse, peu originale et carrément plate. Carter a voulu tenter sa chance dans la nouvelle mode du techno pop à la Lady Gaga, mais il est loin des succès de la diva. D’ailleurs, il est loin des succès des Backstreets Boys. Il devrait se contenter de son boy band.
— Rachelle McDuff
Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt
Métro
2011-08-04 22:33:04.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de
Theophilus London, Yes et MC Mario.

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Efficace, sans plus
Shaolin Temple Defenders
Take It Slow (3/5)
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En présentant son troisième album comme une invitation à prendre la vie plus lentement, le groupe français Shaolin Temple Defenders espère plonger l’auditeur dans un univers sonore rafraîchissant. Les chansons, bien ficelées, possèdent un groove indéniable. Par contre, Take It Slow ne propose rien de plus que du funk un peu convenu. Si les Defenders métissent les genres avec aisance, ils ne se démarquent pas du lot. Mention spéciale au chanteur, Emmanuel Guérin, dont les prouesses vocales rappellent le James Brown des belles années.
— Maxime Huard

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Forcer la note
Yes
Fly From Here (2,5/5)
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Certains groupes se réinventent mieux que d’autres. N’en déplaise aux fans irréductibles, l’étoile de Yes a eu le temps de pâlir après 43 ans de carrière. Sur Fly From Here, premier album depuis 2001 pour les géants du rock progressif, l’exécution est toujours aussi impeccable. Or, la musique ne répond plus à aucune nécessité. Passe encore pour la chanson-titre, un morceau de pure nostalgie (frénésie en moins) de 23 minutes. Mais l’insupportable côté new age de pièces comme Hour of Need vous convaincra de retourner écouter les classiques.
— Maxime Huard

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1,2,3... party?
MC Mario
Summer Anthems 2011 (2/5)
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Cela fait maintenant une quinzaine d'années que MC Mario enfile les
compilations : Mixdown, Sun Factory et autres Party Mix. Sa dernière
mixture surfe sur cette vague, sans rien casser. On y trouve quelques
valeurs sûres avec Born This Way (Lady Gaga), Higher (Taio Cruz) ou On
The Floor (Jennifer Lopez). Mais certains remix nous laissent plutôt
froids – on pense à celui de Bella Ciao, de Marco Calliari. Au final,
les 17 pistes pourraient vous être utiles si vous aimez danser autour de
la piscine sur des rythmes électro. Autrement, sauvez-vous en courant.
— Christian Duperron
Métro
2011-07-21 23:49:02.000
Cette semaine, l'équipe de Métro a écouté les derniers albums de The Midway State, Pat Metheny, Teddybears, Sylvie Vartan et George Thorogood.

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Plus mûr
The Midway State
Paris or India (3,5/5)
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Ils ont grandi, les jeunes garçons du groupe torontois The Midway State. Cette maturité nouvelle se sent sur leur deuxième effort, Paris or India. Les quatre comparses ont fait l’effort de se renouveler, et Paris or India présente une cohésion et une honnêteté très agréables à l’oreille. Le leader du groupe, Nathan Ferraro, signe des textes fort bien tournés, et sa voix se marie parfaitement au style indie-rock assez doux qui a fait la renommée du groupe. Teinté de nostalgie, Paris or India n’est pas encore un album de vieux routiers, mais un deuxième opus fort honorable.
— Jessica Émond-Ferrat

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Intimiste
Pat Metheny
What It’s All About (3,5/5)
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Seul à la guitare, Pat Metheny nous propose ici une série de reprises. Il s’agit d’une première en près de quarante ans de carrière pour le fameux chanteur. De Paul Simon aux Beatles, le jazzman repique avec brio de vieux morceaux d’anthologie. Il faut cependant dire que les pièces de What It’s All About n’ont pas toutes la même force d’évocation, mais chacune d’elles réaffirme, comme si besoin était, la virtuosité de Pat Metheny.
— Maxime Huard

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À bout de souffle
Teddybears
Devil’s Music (3/5)
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Devil’s Music, le sixième album de Teddybears, n’a de diabolique que le nom. L’opus s’ouvre sur l’excellente Rocket Scientist, en collaboration avec Eve. C’est simple et bien fait et ça bouge à notre goût. On s’attend donc à un bon disque ensoleillé. C’est le cas, mais ça manque cruellement d’originalité. Rien n’est très mauvais – les pièces avec Laza Morgan et AOL remportent toutefois la palme de l’ennui –, mais rien n’est spectaculaire. Jusqu’à ce qu’arrive la neuvième piste, Cardiac Arrest, avec Robyn, qui est la seule à vraiment insuffler une âme aux rythmes du groupe suédois.
— Vincent Fortier

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Bien entourée
Sylvie Vartan
Soleil bleu (3/5)
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Après 50 ans de carrière, l’icône du yéyé des années 1960 arrive avec un nouvel album. Les réalisateurs Karen Ann et Doriand ont taillé un habillage musical, à la fois nostalgique et moderne, qui va comme un gant à une Sylvie Vartan qui chante encore plutôt bien. Puis, il y a Étienne Daho qui, lui, a concocté un disco (La prisonnière), Arthur H qui l’accompagne sur la jolie Sous ordonnance des étoiles et Julien Doré qui chante un duo inspiré avec elle… Un bon disque. En spectacle lundi à l’Olympia de Montréal.
— Eric Aussant

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Hommage réussi
George Thorogood
2120 South Michigan Ave. (3/5)
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Pour son 15e album studio, George Thorogood et son groupe The Destroyers ont décidé de rendre hommage à la maison de disques Chess Records. Au fil des 13 plages, toutes plus intenses les unes que les autres, le rocker américain honore les plus grands du blues. Sa version de Let it Rock, de Chuck Berry, est particulièrement inspirée. À la fin de l’album, Thorogood reprend d’ailleurs la pièce qui lui a permis de découvrir la maison de disques, l’excellente pièce des Rolling Stones 2120 South Michigan Ave., qui tire son nom de l’adresse du mythique label.
— Mathieu Horth Gagné