Avec leur dernière opération policière visant à promouvoir le port du casque à vélo, nos services de police montrent une fois de plus qu’ils sont incapables de bien cerner les causes d’un problème.
Le problème des accidents de la route impliquant des cyclistes n’a aucun rapport avec le port du casque (qui est d’ailleurs un choix personnel). Il a plutôt rapport avec le manque de respect mutuel entre les différents usagers de la route et avec la témérité de certains cyclistes. Si un cycliste ne s’arrête pas aux panneaux d’arrêt et ne respecte pas les feux de signalisation, il peut se faire heurter, qu’il porte un casque ou non. Il me semble qu’il serait plus important de prévenir le problème que d’essayer d’en diminuer les conséquences.
Pourtant, sauf pour quelques opérations ponctuelles, on ne voit pas souvent les policiers sur les pistes cyclables. J’ai souvent vu des cyclistes omettre de s’arrêter à un panneau d’arrêt ou à un feu rouge, même si des policiers étaient présents. Pourtant, rien n’a été fait. Je n’ai par contre jamais vu de policiers sensibiliser les piétons aux pistes cyclables (je pense aux piétons du centre-ville ou de la rue Rachel qui attendent l’autobus en plein milieu de la piste cyclable). Mais certains cyclistes sont tout aussi irresponsables. L’autre matin, sur la rue Rachel, nous étions quelques cyclistes arrêtés à un feu rouge. Une dame arrive à vélo derrière la file, dépasse tout le monde et s’arrête en avant de la file. Quand je lui ai demandé si elle conduisait sa voiture de la même façon, elle m’a ignoré. Je trouve désolant qu’au lieu de s’attaquer à ce genre de problèmes, les policiers préfèrent perdre du temps pour des éléments qui ne sont même pas obligatoires. Après ça, ils viendront dire qu’ils manquent de ressources, alors qu’elles sont simplement mal utilisées.
– Marc Genest, Montréal


