Les infirmières et les médecins spécialistes occupent l’espace médiatique, et avec raison. Je travaille dans le milieu hospitalier en tant que technologue en imagerie médicale. Croyez-moi, il y a une foule de professions qui vivent de grandes difficultés également.
Nous composons avec une clientèle de plus en plus lourde, plus complexe et plus âgée. Je côtoie des psychologues à bout de souffle, car la relève aime mieux pratiquer dans le privé, étant donné que notre gouvernement ne reconnait pas leur doctorat; des techniciens en génie biomédical qui sont embauchés par des compagnies, où ils ont une meilleure rémunération; des diététistes qui se battent pour l’équité salariale; des technologistes de laboratoire qui détectent des cancers avec des effectifs réduits, des archivistes médicales qui espèrent avoir le dossier-patient électronique; et des travailleuses sociales qui se déplacent à domicile et qui complètent les dossiers de façon bénévole.
Il y a plus de 100 métiers différents, ayant une importance capitale, dont les praticiens dénoncent l’état du système de santé. Je déclare haut et fort, en mon nom et au nom de mes collègues, que nous voulons que notre employeur, le conseil du Trésor, négocie avec nous. Nous voulons qu’il nous écoute et nous entende. Rien ne se passe aux tables de négociations. M. Charest, aidez-nous à offrir de meilleurs services à la population, car nous sommes sur le point de ne plus pouvoir le faire.
– Robert Comeau, Technologue en imagerie médicale


