Pour contribuer un peu au débat qui anime la société en ce moment concernant la liberté religieuse, j’aimerais apporter mon point de vue d’immigrant.
Arrivé au Québec il y a un peu moins d’un an. J’ai constaté avec joie toute cette mixité raciale et ethnique. À peine installé, des doutes et des appréhensions m’ont envahi quant au modèle d’intégration canadien, en regardant toutes ces femmes couvertes intégralement ou ces enfants qui sortent des écoles en récitant les versets coraniques.
S’il y a quelque idée sur laquelle tout le monde est d’accord, c’est qu’un projet d’immigration est un choix personnel que nul ne peut nous imposer. Il est donc incompréhensible, si ce n’est inexplicable, qu’une certaine catégorie d’immigrants tente d’imposer au pays d’accueil ce qu’elle a fui dans son pays d’origine.
À entendre les adeptes du nouvel islam, on dirait qu’on leur impose de vivre dans ce pays. Or les règles et les lois sont assez claires, du moins concernant le vivre ensemble, le respect de la différence et les droits élémentaires. À l’instar de beaucoup de pays, le Canada garantit des droits et des libertés, notamment la liberté religieuse, qui n’est surtout pas la liberté d’imposer une religion.
Pour ceux qui croient que cette équation est insoluble, il existe un droit que la nature nous a garanti bien avant que l’homme le fasse. Un droit garanti bien plus que celui de la vie, que ni une personne ni un gouvernement ni même un dieu ne peut nous ôter : le droit de partir, d’aller ailleurs, de fuir même…
C’est exactement le droit dont chaque citoyen d’un pays quiconque a usé pour devenir un immigrant, et c’est le droit dont chaque citoyen canadien ou immigrant inconfortable dans ce mode de vie libre devra user pour trouver son bonheur ailleurs.


