Je vis au Québec depuis 21 ans, mais je suis d’origine chilienne. À la suite de séisme qui a durement frappé mon pays samedi, je suis outrée de constater à quel point les médias mettent l’emphase sur les histoires de pillage dans différents commerces, plutôt que de nous présenter des reportages sur la vraie
souffrance humaine.
Mon pays est en deuil. Pourquoi ne pas écrire ou présenter des images de ces gens qui ont perdu des membres de leur famille ou ces gens qui étaient déjà à la base démunis et qui ont perdu le peu de biens qu’ils possédaient? Pourquoi ne pas écrire sur l’île Juan Fernández, qui s’est vue littéralement avalée par le tsunami post-sismique?
En tant que Chilienne, il me fait beaucoup de peine de constater que les seuls commentaires que j’entende sont ceux de personnes qui commentent ce cirque médiatique des pillages! Cela ne fait que donner une mauvaise image de mon pays et n’aide certainement pas à inciter le peuple québécois à faire des dons pour soigner le mal qu’a fait cette catastrophe naturelle! Je dédie ce court texte à mon beau-père et à sa famille, qui ont perdu un des leurs. Merci de faire des dons à la Croix-Rouge canadienne.
– Karla Sepulveda


