Le vendredi 5 février, Le Soleil titrait : «Loblaws cesse de vendre quatre espèces de poissons». Cette nouvelle, en apparence anodine, est une première au Québec et fait monter d’un cran l’inquiétude environnementale.
La raison évoquée par Loblaws pour retirer le bar du Chili, l’hoplostète orange, le requin et la raie de ses présentoirs est la surpêche.
Bravo à Loblaws pour ce geste civique mais, comme le mentionne Greenpeace, ça ne devrait être qu’un début. En effet, il y a 11 autres espèces de poissons sur la liste rouge du groupe écologique, dont les plus connues sont : la morue de l’Atlantique, le saumon d’élevage de l’Atlantique, le thon rouge, deux espèces de flétans, l’aiglefin et l’espadon.
«Ces grandes espèces sont décimées à 90 %, tandis que la capacité de pêche à l’échelle mondiale est de 2,5 fois supérieure au seuil maximal de récolte qu’il faudrait respecter pour une exploitation durable», rapporte Greenpeace.
Si vous êtes comme moi, vous avez déjà de la difficulté à choisir des poissons dans les supermarchés, en considérant les informations alarmantes qui sont divulguées occasionnellement sur certaines espèces. Ces quelques exemples ne sont que la pointe de l’iceberg!
Est-ce que l’épuisement de ces sources alimentaires n’est pas déjà suffisant pour nous alarmer? Attendrons-nous que d’autres ressources subissent le même sort? Le geste de Loblaws devrait être suivi, et même renforcé, par l’ensemble des chaînes agroalimentaires.
Pascal Grenier, Groupe de simplicité volontaire de Québec


