En réponse à la lettre «Un peu de courtoise» parue hier dans Métro.
Mme Lapointe, du haut de mes 79 ans et 7 grossesses derrière moi, je tenais à répondre à vos propos. Je ne peux malheureusement qu’apercevoir une hausse de la victimisation, et vous avez un des meilleurs exemples. Comment demander à un groupe de gens lisant, finalisant leurs
travaux dans le transport d’être constamment à l’affût afin de céder leur siège? N’y aurait-il pas une certaine responsabilité de chacun, on pourrait dire un effort collectif à faire?
Il m’arrive de prendre le métro et, à l’occasion, personne ne me cède son siège. Lorsque mes pauvres pieds n’en peuvent plus, j’aborde une personne avec le sourire et demande gentiment le siège, ce qui m’a toujours été accordé.
De façon générale, je récolte en même temps un généreux sourire et un «Bonne journée». Alors, voilà, nous avons le choix de voir les gens en général comme égoïstes et centrés sur eux-mêmes, ou tout simplement de regarder la vie avec le sourire et de fonctionner collectivement.
Profitez de ce temps, Madame, ces moments sont parmi les plus beaux de notre existence.
Marie-Rose, 79 ans