En réponse à la lettre de Monsieur Jacques Lamoureux, membre de la Cinémathèque québécoise.
J’ai pris connaissance de votre article dans lequel vous manifestez votre inquiétude par
rapport à la Revue de la Cinémathèque, et je vous en remercie.
Je tiens à préciser d’entrée de jeu que plusieurs facteurs ont motivé notre décision de remanier cet outil pour le rendre à la fois plus écoresponsable, économique, souple et pratique en le déclinant sur deux supports, soit sur le web et sur papier. La version papier sera tout à fait professionnelle et facile à consulter. Elle offrira l’horaire complet de la programmation. Le public sera encouragé à se référer à la version web pour plus d’informations.
Tout d’abord, comme je l’ai mentionné lors de l’AGA, la Revue coûte en moyenne 155 000 $ par année (frais de graphisme, d’impression et de distribution de 35 000 copies), montant qui provenait en partie de la commandite de Quebecor Media, qui n’a malheureusement pas été reconduite cette année. Nous avons déjà fait des démarches pour tenter de réduire les coûts d’impression, comme vous le suggérez, en changeant la qualité du papier et en réduisant de 5 000 le nombre de copies pour éviter toute perte. Les économies engendrées sont minimes. Depuis, nous avons tenté de trouver de nouveaux commanditaires pour l’impression et l’encartage de la Revue mais, compte tenu du contexte économique actuel, nous n’avons pas trouvé preneur.
L’environnent dans lequel évolue la Cinémathèque connaît beaucoup d’effervescence, ce qui se traduit par une forte concurrence culturelle et institutionnelle. Pour rester compétitif, notre organisme a besoin de moderniser ses pratiques et ses outils de communication afin de rejoindre plus de gens, d’augmenter et de diversifier ses clientèles. Pour ce faire, nous entreprendrons un virage web – le moyen de communication le plus économique, le plus souple, le plus accessible et le plus universel – qui offrira un complément d’information à tous nos publics.
Par ailleurs, une petite étude nous a également permis de constater que plusieurs grandes Cinémathèques du monde ont pris le virage web au cours des dernières années et produisent désormais un calendrier plutôt qu’une revue pour annoncer leur programmation. Nous avons analysé ces modèles et travaillons à développer le nôtre.
Contrairement à ce que vous indiquez, le nouveau calendrier de la programmation ne sera pas réduit à une simple liste de titres, loin de là. Il s’agira d’un dépliant quatre couleurs, qui comprendra une grille horaire en bonne et due forme, l’information technique se rapportant aux films présentés, des photos et des textes sur les grands cycles de la programmation, bref, l’essentiel pour transmettre une information de qualité à nos publics, susciter leur curiosité et les inciter à consulter notre site web, pour tout renseignement complémentaire. Les pages de notre site web pourront, bien sûr, être imprimées au besoin.
Yolande Racine, Directrice générale de la Cinémathèque québécoise
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