Si François Legault a décidé de partir, c’est parce qu’il a réalisé que le Parti québécois ne prendrait pas le pouvoir dans quatre ans. Si, en pleine crise économique, le parti de René Lévesque n’arrive pas à devancer celui de Jean Charest, qu’est-ce que ce sera en 2012 ou en 2013, quand ça ira mieux? a-t-il conclu. Huit années encore dans l’opposition, c’est trop pour un homme d’action comme lui.
Il en est aussi arrivé à l’amère conclusion que Pauline Marois n’était pas à la hauteur, qu’elle n’inspirait pas les Québécois, que le PQ avait besoin d’un autre chef pour le mener à la victoire dans quatre ans, mais que ce serait impossible d’en changer d’ici là, qu’il devra inévitablement et fatalement passer par une autre défaite pour ce faire.
À coup sûr, M. Legault reviendra en politique, mais dans huit ou neuf ans. Il se joindra alors à l’équipe de Joseph Facal, qui aura élevé ses enfants et qui pourra se consacrer à sa nouvelle fonction : premier ministre du Québec. Nous verrons alors en action un dirigeant au jugement sûr, qui ne tergiverse pas et qui mènera le Québec à la souveraineté, pour peu que les Québécois se réveillent enfin et arrêtent d’avoir peur.
Sylvio LeBlanc, Montréal


