Je suis un utilisateur du transport en commun. J’ai fait ce choix pour des raisons économiques, environnementales, et pour la rapidité d’accès au centre-ville.
En utilisant ce mode de transport, j’accepte certains inconvénients. Il y en a plusieurs, mais je considère qu’ils font partie de ce choix. Côtoyer les autres utilisateurs en est un : mettre son sac à dos dans le chemin, rester devant les portes, ne pas «avancer en arrière», etc. Il y a aussi les inconvénients de service, comme les autobus en retard, les ralentissements de service à l’heure de pointe, etc. Ces inconvénients, je peux les accepter. Par contre, depuis deux semaines, je trouve que la STM a dépassé les bornes avec les vendeurs faisant de la sollicitation aux bouches de métro.
Eh bien oui, lorsque je reviens à mon domicile après mon travail, je me fais solliciter, je devrais plutôt dire que je me fais harceler, pour prendre une carte de crédit. Si ce ne sont pas eux, il y a des vendeurs de «cossins».
Est-ce que maintenant, décider d’utiliser le transport en commun, c’est accepter de se faire solliciter le matin (24 heures, Métro) et le soir (carte de crédit, «cossins»)?
Je peux vivre avec les pubs sur les murs, le métrovision, les inconvénients humains et matériels. Mais je trouve que là, on abuse. De plus, je me demande quelle est la redevance que doivent payer ces vendeurs à la STM? Est-ce qu’elles en valent la peine? Elles représentent quelle part du budget de la STM?
Est-ce que ce «financement» améliore le service? Fait-il baisser le prix de mon titre de transport? Je ne pense pas.
Mais, ce que je sais par exemple, c’est que mon verre d’eau est plein à ras bord. À la prochaine goûte d’eau, je vais m’acheter une voiture, parce que les inconvénients du transport en commun seront trop importants.
Les vendeurs sont entrés dans le temple du transport en commun. Et moi, je m’apprête à en sortir.
François Vincent, Montréal