À écouter certains souverainistes, je comprends maintenant pourquoi le président français Nicolas Sarkozy dénonçait le «sectarisme» de certains péquistes.
Par sectaire, il entendait la fermeture sur soi, le repli, la peur des «autres», la haine contre la langue anglaise.
Tout de suite, Pauline Marois avait condamné M. Sarkozy, tout comme les Louise Beaudoin et autres Gérald Larose de ce monde. Pourtant, on constate assez vite que le naturel est vite revenu au galop. Par exemple, dans le cadre des fêtes de la Saint-Jean, alors qu’on prétend fêter tous les «Québécois», on interdit aux groupes qui souhaitent chanter en anglais de le faire, sous prétexte que seuls les Francophones sont véritablement québécois.
On entend également Pauline Marois qualifier de «traître» l’économiste de renom Clément Gignac sous prétexte qu’il a travaillé pendant quelques mois au niveau fédéral et qu’elle n’est pas d’accord avec certains dossiers qu’il a défendus.
L’an dernier, quand Paul McCartney a annoncé la tenue de son spectacle à Québec, des députés péquistes ont vivement dénoncé sa présence en sol québécois. C’est clair, M. Sarkozy avait raison.
- Frédérique Pelletier, Drummondville


