Depuis le dévoilement du plan de la souveraineté du Parti québécois, les fédéralistes, les chroniqueurs, les journalistes, les politicologues disent relativement la même chose : jamais le gouvernement fédéral ne cédera des pouvoirs ou des champs de compétence au Québec. On se demande alors si le seul but du PQ n’est pas de créer une nouvelle crise constitutionnelle existentielle pour mousser la réalisation de l’indépendance. Cependant, un point fondamental est omis : l’évidence du refus fédéral sur la question.
Cette réalité, présentée par les observateurs neutres des médias comme par les membres partisans fédéralistes, montre néanmoins la fin du fédéralisme canadien. En effet, c’est la preuve que l’idée canadienne de deux peuples fondateurs qui se partagent des pouvoirs, de fédéralisme d’ouverture ou de renouvellement du fédéralisme est tout simplement morte! Et ce ne sont pas les souverainistes qui l’affirment, ce sont les fédéralistes.
Quoique cette conclusion soit évidente, il est intéressant de remarquer son caractère consensuel. Après avoir reçu la confirmation que le Québec a les moyens d’être indépendant, les Québécois observent maintenant un consensus sur l’impossibilité de faire quoi que ce soit de ce méli-mélo politique qu’est le Canada!
Les volontés nationales du Québec ne cesseront pas, et le gouvernement fédéral, peu importe sa couleur, ne cédera jamais. Bref, la question de l’avenir du Québec reste, mais une seule option demeure, les autres n’ayant pas résisté au test du temps. Cette voie est simple, claire, évidente, c’est le pays du Québec!
Alexis Gagné-LeBrun, enseignant en physique


