Ils représentent près de 9 % de la population québécoise, et ce pourcentage ne tient pas compte de tous ceux qui les entourent, sinon cette donnée pourrait grimper facilement à 15 %. Bien que cela soit un pourcentage important de la population, à chaque élection, ils font partie des électeurs oubliés. Je parle ici des personnes qui vivent avec une incapacité et de leur famille, ou si vous préférez des personnes handicapées, autant celles qui ont une déficience intellectuelle, une déficience motrice ou sensorielle ou encore un trouble envahissant du développement.
Ces personnes vivent au sein de notre société au même titre que n’importe quel autre individu, mais on en parle peu, elles ne semblent pas être d’intérêt public. Pourtant, personne n’est à l’abri. Chaque année des enfants naissent avec une incapacité malgré les avancées de la médecine. Chaque année, des personnes perdent la vue, ont des accidents qui laissent des séquelles importantes ou se retrouvent face à un diagnostic de maladie dégénérative. Cela peut nous toucher, toucher un proche, un voisin, et du jour au lendemain faire partie de nos préoccupations. Voilà pourquoi il me semble qu’en période électorale, il serait temps d’en entendre parler. Si notre Québec est ce qu’il prône, une société inclusive, eh bien qu’il nous le démontre!
Trop souvent, hélas, ces personnes se butent à l’indifférence des autorités politiques, qui devraient pourtant savoir que plus on tarde à intervenir, plus leur avenir et celui de leur famille seront hypothéqués. Cela signifie aussi des coûts plus élevés pour le gouvernement.
Actuellement, au Québec, c’est encore plus de 11 000 personnes handicapées qui sont en attente d’obtenir un premier service de réadaptation. En fait, ces personnes réclament le droit de recevoir des services qui leur permettront de développer leur autonomie pour mieux s’intégrer dans la société. Chaque semaine, dans le cadre de mon travail, je rencontre des personnes ayant une déficience qui ont un diplôme en main, une volonté de fer et qui souhaitent contribuer à leur communauté, mais qui, face à un système de santé et de services sociaux défaillant, se retrouvent emmurées chez elles.
Ce qu’il est important de comprendre, pour les citoyens que nous sommes, c’est que sans un accès aux services auxquels elles ont droit, ces personnes ne peuvent développer leur plein potentiel. On parle ici de services essentiels, comme avoir accès à des services d’aide à domicile pour se lever le matin et se laver. En 2008 il y a encore des personnes handicapées qui ne reçoivent que deux bains par semaine… imaginez! On parle également de services de soutien à la famille pour éviter l’épuisement de celle-ci, qui, on le sait, peut malheureusement mener à des drames. On parle aussi d’adultes atteints de sclérose en plaques qui, encore aujourd’hui, se retrouvent à 35 ans en CHSLD alors que la moyenne d’âge y est de plus de 70 ans. Est-ce réellement un milieu de vie adapté pour elles? En fait, nous croyons que c’est l’accès à ces services qui peut faire la différence entre vivre en société et survivre.
C’est pourquoi je me demande aujourd’hui quel parti va répondre aux revendications que nous portons et qui sera réellement à l’écoute des besoins de ces personnes. Quel parti va répondre à ces personnes ayant une incapacité qui attendent parfois jusqu’à deux ans pour obtenir un service? Et à toutes ces familles qui doivent investir au-delà de leur capacité pour le bien-être de leur enfant handicapé?
On me répondra sûrement qu’il y a eu des investissements et même un plan d’accès qui ne réglera pas tout, mais qui est un pas dans la bonne direction. Mais ces gains, nous les avons obtenus parce que des parents et des personnes handicapées les ont réclamés et qu’ils doivent souvent crier plus fort que tous les autres pour se faire entendre. D’un côté, on prône leur intégration, et de l’autre, on fait souvent la sourde oreille et on ne se donne pas les moyens pour y parvenir!
Marie-Claude Gagnon, Coordonnatrice Mouvement PHAS
La nouvelle idée anti-israëlienne est de la disproportion.
Durant la dernière campagne électorale, pour engranger des votes, le premier ministre Jean Charest a fait miroiter aux Québécois une mise en candidature de la ville de Québec pour les Jeux olympiques d’hiver.
C’est avec beaucoup d’anticipation que j’ai commencé à regarder le Bye Bye 2008.
Après avoir reçu 6 000 roquettes palestiniennes et les dommages qu’on imagine, Israël a voulu protéger sa population.
KATMANDOU - Plusieurs dizaines de personnes étaient portées disparues dimanche après le chavirage d'un bateau dans une rivière de l'est du Népal.
DJAKARTA, Indonésie - Une série de violents tremblements de terre a frappé l'est de l'Indonésie dimanche à l'aube, tuant trois personnes, faisant cinq blessés, coupant l'électricité et endommageant fortement plusieurs immeubles d'après des responsables locaux et des témoins.
SAGUENAY - Un pacte de suicide entre époux serait à l'origine de la tragédie qui a coûté la vie à quatre personnes, dont trois enfants, à Saguenay, la semaine dernière, a indiqué samedi la Sûreté du Québec (SQ).
JERUSALEM - La campagne contre le Hamas "ne sera pas rapide et ne sera pas facile", a estimé le ministre israélien de la Défense Ehoud Barak samedi soir, alors que commençait l'offensive terrestre dans la Bande de Gaza, une semaine après le début des opérations aériennes. Le Hamas promet "l'enfer" aux troupes israéliennes.