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Traduction: Une carrière dont on ne parle pas assez

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Les traducteurs sont curieux, ont le goût de l’écriture, ont de la souplesse d’esprit et de la rigueur.


Publié: 09 décembre 2009 05:00
Mis à jour: 08 décembre 2009 18:28
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Vendredi dernier avait lieu à l’Université d’Ottawa la Foire canadienne de l’industrie de la langue 2009. C’est le rendez-vous annuel d’une industrie florissante. Malheu­reu­se­ment, les carrières qui y sont associées sont souvent méconnues ou ignorées. En effet, le public n’associe pas la langue à une «industrie» et ne connaît pas les entreprises liées à ce domaine. Les étudiants, quant à eux, sont assez peu nombreux à envisager d’y faire une carrière.

Pourtant, selon le ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, l’industrie langagière est un des cré­neaux d’excellence au Qué­bec. Le ministère rapporte que, selon les dernières données disponibles, l’industrie générait plus de 2,7 G$ de revenus et employait quelque 51 700 personnes au Canada.

En Outaouais
La région de l’Outaouais est devenue un pôle stratégique en cette matière. C’est que l’Université du Québec en Outaouais (UQO) abrite le  Centre de recherche en technologies langagières (CRTL), le premier centre d’envergure internationale dans ce do­maine. Il est dédié à la création d’outils informatiques permettant de faciliter la traduction, de gérer l’information multilingue ou de faciliter l’apprentissage des langues. La région comprend aussi des entreprises privées d’importance spécialisées en technologies langagières, dont MultiCorpora, LogoSoft et JiveFusion Technologies.

L’Outaouais compte également plusieurs écoles de langues et de nombreux traducteurs, notamment à cause des grands besoins de l’administration fédérale. Dans la région de Montréal, les traducteurs sont aussi demandés, car le commerce international nécessite la traduction d’une variété de documents essentiels dans plusieurs langues. Les économistes prévoient que ce phénomène s’accentuera au cours des prochaines années.

Les perspectives pour les futurs traducteurs sont donc bonnes, surtout lorsqu’on sait que la profession est très âgée et que sa relève est insuffisante. Près de 48 % des traducteurs ont plus de 45 ans, alors que les jeunes y sont trois fois moins nombreux que dans la plupart des autres occupations.

Dans la métropole
À Montréal, on peut étudier la traduction aux universités Concordia, McGill et de Mont­réal. L’UQO offre évidemment plusieurs formations liées à l’industrie de la langue. On trouvera aussi dans la section Info-Carrière du site du Bureau de la traduction du Canada (www.btb.gc.ca) un répertoire web de tous les programmes universitaires canadiens en traduction.

Idéalement, les futurs étudiants en traduction doivent être curieux et avoir le goût de l’écriture, de la souplesse d’esprit et de la rigueur. Les besoins sont si grands que des bourses spéciales leur sont offertes. Le Programme de renforcement du secteur langagier dispose d’une somme de 8 M$ à distribuer aux étudiants, à temps plein ou partiel, du premier et du deuxième cycle en traduction. Le programme subventionne aussi des stages rémunérés en entreprise.

Tags : formation , emploi

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