«J’avais 15 ans quand mes parents ont gagné un demi-million à la 6/49. C’était en 1990. En 1995, ils n’avaient plus rien», se souvient Martin Dumais (nom fictif). Le vieil adage qui dit que l’argent ne fait pas le bonheur pourrait être la morale de son histoire.
La courte intrusion du jeune homme dans la vie des gens riches et célèbres lui a laissé une impression plutôt négative. «Bien sûr que j’ai de bons souvenirs. On a profité de cet argent-là. On est allés au Mexique, à Walt Disney. Et quand mes parents partaient en voyage, je faisais des partys de la mort. J’avais aussi mon auto. Mais en même temps, ç’a provoqué des chicanes de famille, des faillites», raconte-t-il.
Le groupe dont faisaient partie les parents de Martin Dumais comptait cinq ou six personnes. Elles ont presque toutes été guidées par le même conseiller financier et ont pratiquement toutes fait faillite au bout de quelques années. «Quand on gagne, comme le nom de gagnants est public, on est sollicités de toutes parts : vendeurs d’assurances, de balayeuses, etc. Mes parents ont arrêté tous les deux de travailler et ont été mal conseillés. Quand je suis entré au cégep, ils n’avaient plus d’argent. J’ai dû m’endetter pour étudier alors que j’aurais pu bénéficier de leur gros lot.»




