Après avoir fait rire les enfants aux quatre coins de la planète, Clowns sans frontières Canada s’intéresse désormais aux communautés autochtones.
«On s’est dit qu’il y avait aussi du travail à faire à la maison, explique Maxime Lee Larose, alias Pédalo, qui est déjà allé avec ses comparses dans quatre communautés algonquines de l’Abitibi. Allez là-bas, c’est aussi important qu’aller à Haïti ou en Bolivie.»
Que ce soit par leurs propres moyens ou par l’intermédiaire d’un programme de coopération, l’équipe des clowns se charge de divertir les enfants vivant des difficultés. «À travers nos prestations, on cherche à dédramatiser la situation et à laisser des traces de bonheur auxquelles les enfants pourront ensuite se raccrocher », explique Vincent Patel, alias Le Grand Zazou, vice-président du CA.
Une vingtaine de missions internationales
Il y a trois ans, Clowns sans frontières était en Éthiopie avec les organismes Exeko et Rotaplast qui venaient y opérer des enfants ayant des becs de lièvre, ce qui est vu là-bas comme une malédiction. «Les médecins aident le corps, nous, on aide l’âme», indique Jacques Deschamps, le nouveau DG, qui a remis l’organisme sur les rails il y a 18 mois.
Même si l’équipe compte plus d’une vingtaine de missions à l’étranger et 13 ans d’existence (Bosnie, Haïti, Inde…), les gags pour faire rire les enfants ne changent pas. «Le grand classique, c’est de se cogner à répétition contre un cadre de porte sans arriver à passer. On va répéter cela jusqu’à ce que l’enfant nous prenne par la main pour nous aider à entrer, précise Maxime. L’idée, c’est de mettre l’enfant au-dessus de nous pour qu’il se sente valorisé.»
Clowns sans frontières fait aussi le tour des écoles du Québec pour y donner des conférences et des spectacles et ainsi sensibiliser par le rire les jeunes d’ici à certaines problématiques que connaissent d’autres enfants dans des pays défavorisés. Prochainement, l’équipe essaiera de se rendre partout dans le Grand Nord.




