Vincent Fortier
C'est inévitable, chaque célébration olympique amène son lot de controverses. Les Jeux de Vancouver ne sont pas en reste: la première semaine n'est pas encore terminée que la liste des ratés est déjà longue.
Si bien que des médias à travers le monde montrent des signes d'impatience, The Guardian allant même jusqu'à parler de la
possibilité d'assister aux «pires jeux» de l'histoire. Remarquez, ce ne serait pas une première pour nous, puisque le même journal cite Montréal et Atlanta en exemple.
On en profite pour faire un top 10 des ratés des JO, avant que la liste ne s'allonge...
1. Décès du lugeur Nodar KumaritashviliC'est - et de loin, évidemment - l'événement le plus triste de la première semaine. Le lugeur géorgien
Nodar Kumaritashvili est décédé le vendredi 12 février, quelques heures avant la cérémonie d'ouverture. Qu'on blâme la piste ou non, voilà un souvenir malheureux que plusieurs garderont longtemps en tête.
2. Le manque de français à la cérémonie d'ouvertureOn y revient toujours. Même plusieurs jours après la cérémonie d'ouverture,
la tempête n'est pas encore calmée. Outre la présence de Garou et une part du discours du président du Comité international olympique Jacques Rogge,
les francophones du Canada ont eu bien peu de reconnaissance. Un fait déploré dans des pages éditoriales de partout à travers le pays. Rassembleur, vous dites?
3. De manif en manifQue ce soit pour contester l'utilisation de terres des Premières Nations, pour dénoncer les impacts environnementaux ou tout simplement pour critiquer les sommes d'argent engagées dans le projet, plusieurs manifestations ont eu lieu depuis l'annonce même de la tenue des Jeux à Vancouver. Certaines ont d'ailleurs perturbé le parcours de la flamme. Et cela n'allait pas s'arrêter à l'ouverture. Au lendemain de la cérémonie,
environ 200 manifestants se retrouvaient dans les rues du centre-ville. Et la poussière n'était pas encore retombée qu'on s’en promettait d'autres...
4. Problème à l'allumageVendredi soir. La cérémonie d'ouverture tire à sa fin. Catriona Le May Doan, Steve Nash, Nancy Green et Wayne Gretzky sont réunis, flamme à la main. Ils attendent que le mécanisme hydraulique qui leur permettra d'allumer la vasque olympique se mette en branle. Ils attendront ainsi quelques minutes, avant de voir
seulement trois des quatre piliers s'élever vers la vasque. Pauvre Catriona, quand ça ne lève pas, ça ne lève pas!
5. Où est la flamme?Par ailleurs, cette flamme olympique, symbole par excellence des Jeux, a été si bien protégée qu'
elle en est devenue inaccessible. Impossible de s'approcher de cette flamme placée sur une esplanade du centre-ville. Une faible flamme au loin, entourée de clôtures: qu'il est beau le rêve olympique! Les organisateurs
annonçaient des changements pour aujourd’hui, on attend de voir.
6. Le report de la descente masculineLa question de la météo alimentait les discussions depuis bien avant l'ouverture des Jeux. Les doutes se sont confirmés dès la première véritable journée de compétition, alors qu'il a fallu
reporter la descente masculine en raison
d'un manque de neige des mauvaises conditions causées par le mélange de pluie et de neige. Sans parler du brouillard. Quand les météorologues deviennent aussi importants que les experts sportifs, il y a un problème.
7. Au moins 28 000 billets annulésDimanche soir, on annonçait qu'une zone réservée aux spectateurs au bas de la piste de surf des neiges à Cypress Mountain allait devoir être fermée. Et le scénario allait se répéter mardi. Ainsi, ce sont au moins
28 000 billets «admission générale» qui ont dû être annulés, la pluie ayant rendu les lieux non sécuritaire pour les spectateurs. Impossible d'y ajouter de la neige pour remédier à la situation, puisqu'on garde celle-ci pour les sites de compétition! Un problème qui touche les fans qui voulaient voir les compétitions de snowboard cross, de demi-lune, de slalom géant parallèle et de ski cross. Tout ça à travers une certaine confusion causée par les retards et les reports qui s'accumulent. On se retrouve sur CTV!
8. Des problèmes de resurfaceuseMême à l'intérieur, on a connu des problèmes de glace. Et cette fois, dame Nature ne peut pas en être tenue responsable. Une resurfaceuse défectueuse ayant laissé beaucoup d'eau et de la neige sur l'Ovale olympique de Richmond, l'épreuve de patinage de vitesse du 500 m a été retardée d'une soixantaine de minutes lundi soir. Un deuxième délai en deux jours sur cet ovale. Les organisateurs ont finalement appelé
Zamboni à la rescousse.
9. Des décisions critiquéesDes Australiens qui
critiquent la médaille d'or remportée par Alexandre Bilodeau aux officiels de biathlon qui éprouvent des
problèmes de chronométrage, les officiels en prennent déjà pour leur rhume. Mais bon, le Canada a lui-même dû s'habituer aux décisions douteuses des juges olympiques dans le passé.
10. Pas toujours simple, le transport en communLa gestion des déplacements est un problème récurrent pour les villes organisatrices des Jeux olympiques. Avec des milliers de visiteurs qui affluent, il est difficile de plaire à tous, et les files d'attente sont monnaie courante. Mais à Vancouver, même
des autobus transportant des athlètes se sont perdus ou sont tombés en panne...