Vincent Fortier
Robson Square et sa patinoire est peut-être l'endroit qui respire le plus l'esprit olympique au centre-ville.
Alors, elle est comment Vancouver? Bien elle est belle. Comme d’habitude.
Mais Vancouver est tranquille. Encore. Aujourd’hui, c’était un p’tit lundi tranquille au centre-ville. Oh, il y a bien le bleu et le vert de Vancouver 2010 partout sur des banderoles. Il y a aussi les visages géants d’athlètes sur les bâtiments. Et des drapeaux canadiens ici et là. Des gens qui patinent à Robson Square et d’autres qui font la file pour obtenir les nouveaux billets émis. Mais sinon, tranquille.
Vrai que je suis pas encore passé par le village olympique qui arrache des oh et des ah à tout le monde. Peut-être plus là. On verra. Sinon, les Vancouvérois continuent de faire leur jogging en short et les autres se promènent tranquillement, Starbucks à la main.
Ce n'est pas qu’on se fiche des Jeux – au contraire, on vit avec depuis quelques années. Bien sûr, il y ceux qui n’ont aucune émotion quand on leur parle des Olympiques qui se déroulent chez eux. Ce ne sont pas eux qui prévoient une manifestation d’envergure vendredi. Non. Eux sont très émotifs quand ils pensent aux Jeux. En fait, pour ceux et celles qui ont un véritable engouement pour l’événement, autant que pour ceux qui s’y opposent vivement, la frénésie arrivera vendredi avec le coup d’envoi des XXI
e Jeux d’hiver. Pas une seconde avant.
Il y a peu de choses qui réveille les ardeurs dans un événement comme celui là. De l’espoir, du dépassement, des victoires et des échecs. C’est tout. Nous vivons présentement sur l’espoir. Dès samedi, le reste va suivre. Et Vancouver sera gagnée.