On a testé le Bixi
Ça y est, le fameux Bixi est arrivé et on l'a testé. Pis, c'était comment? Y a du bon et du moins bon. Tout d'abord, c'est facile à emprunter. On met sa carte de crédit, on la retire, on récupère le code qu'on tape sur le support du vélo choisi. Et c'est parti! On peut aussi prendre un abonnement, on vous donne une clé genre USB et c'est encore plus rapide
Premier constat, le vélo est solide et pas trop lourd, mais par contre la selle n'est pas très confortable. Sur les pavés du Vieux-Montréal et les nids-de-poule, c'est moins agréable qu'un vélo traditionnel. Mais c'est le prix à payer pour que les vélos restent en bon état.
Parlant de prix, le Bixi tient mal la route. Comptez 5$ pour l'abonnement à la journée (contre 1,50 $ à Paris) et 78 $ l'année (contre 43 $ à Paris). Chaque portion de 30 minutes est gratuite. À Montréal, contrairement à Paris, pas de partenariat public-privé. Alors on paie plus cher, mais Stationnement Montréal promet que quand il aura vendu l'idée dans d'autres villes, le tarif pourrait baisser. On verra.
En arrivant au coin des rues McGill et William, je croise un autre Biximan heureux, Marc-André. «J'habite trop loin du centre-ville pour venir à vélo, mais je vais utiliser le Bixi le midi.» Marc-André fait partie du public cible.
Son seul problème, le vélo n’entre pas dans le support, la petite lumière verte du verrouillage n'apparaît pas même si le vélo semble être entré. «S'il n'avait pas prêté attention et que le vélo avait été volé, Stationnement Montréal lui aurait facturé 1000 $», indique Michel Philibert, porte-parole de Stationnement Montréal.
Il paraît que c'est marqué dans les 48 pages de règlements qu'on peut lire sur la borne d'emprunt. À mon avis, aucune des 875 personnes qui ont pris l'abonnement n'a pris la peine de lire ça.
Dernier commentaire, quand les 3000 vélos seront sur la route (jusqu'ici seulement 224 ont été déployés), ça va se bousculer sur les rues et sur les pistes cyclables. Je connais des automobilistes qui vont rager, mais tant mieux : la bataille pour leur reprendre un peu du bitume dont ils se croient les uniques bénéficiaires ne fait que commencer!