L'idée de revisiter un classique de Jules Verne a tout de suite plu à Brendan Fraser.
Brendan Fraser est un habitué des écrans verts. Depuis ses débuts, l’acteur américano-canadien d’origine irlandaise multiplie les apparitions dans des films où les décors sont la plupart du temps générés par des techniques de synthèse d’image.
Après George of the Jungle, Looney Tunes : Back in Action et la saga The Mummy (dont le troisième volet prendra l’affiche le 1er août), Brendan Fraser a renouvelé l’expérience avec Journey to the Center of the Earth, l’adaptation cinématographique de Voyage au centre de la Terre, le chef-d’œuvre de Jules Verne.
Dans le long métrage d’Eric Brevig, le comédien incarne un scientifique qui, lors d'une expédition en Islande avec son neveu, tombe dans un tunnel qui les mènera 6 km sous la
surface de la Terre...
En plus d’être exploité en salle dans sa version classique, Journey to the Center of the Earth est aussi projeté dans une version 3D.
C’est à Toronto que Métro a rencontré l’acteur.
Vous avez tourné une grande partie du film l’été dernier, aux studios Mel’s, à Montréal. Avez-vous eu le temps de visiter la ville?
On travaillait du matin au soir, six jours par semaine, mais on a quand même eu la chance d’aller faire un tour au Festival de jazz et au Festival Juste pour rire. On a raté le week-end du Grand Prix de F1, par contre...
Avez-vous aimé ce que vous avez vu?
Énormément. J’ai beaucoup aimé le Vieux-Port et la bouffe. J’ai aussi aimé les Montréalais. Ils sont très affectueux et accueillants. Je me faisais souvent reconnaître dans la rue, mais les gens ne me faisaient pas sentir mal à l’aise. Ils ne sautaient pas partout en me montrant du doigt. Quand ils me saluaient, c’était sincère. C’est quelque chose qu’on ne retrouve pas ailleurs. En fait, les seuls qui me rendaient mal à l’aise, c’étaient les touristes! [rires]
Au cours de votre carrière, vous avez joué dans plusieurs films d’action, mais aussi dans de petits films indépendants, comme The Quiet American et Gods and Monsters. Est-ce important pour vous d’alterner entre les deux genres?
Très. La diversité, c’est très important dans une carrière. Jouer dans un grand succès commercial, c’est bon pour ta carrière. Ça te permet ensuite de prendre des risques et de choisir des projets différents. J’aime me mettre en position de danger. J’aime avoir peur à la veille d’un nouveau tournage.
Les gros films d’action vous stimulent-ils en tant qu’acteur?
J’ai appris de chacune de mes expériences de tournage. Ça peut être : «Oups! Ne fais plus jamais ça!» ou «Hey! J’ai rencontré Ian McKellen!» Les gros films d’action m’ont appris à travailler avec les effets spéciaux à une époque où tout est possible. Je me sens très privilégié d’avoir reçu une telle éducation.
Pourquoi avez-vous accepté de jouer dans Journey to the Center of the Earth?
On m’a écrit une lettre me décrivant le projet et, dans le dernier paragraphe, il était écrit : «Ce film sera entièrement tourné en 3D.» Ça a imméditament piqué ma curiosité, parce que mes souvenirs reliés au 3D, ce sont ces horribles lunettes rouge et bleu, ces images qui bougent si vite qu’elles vous donnent envie de vomir et ces scénarios insignifiants qui ne font que combler le temps entre chaque effet spécial. Je voulais donc voir où on en était rendu avec cette technologie.
Le 3D représente-t-il l’avenir du cinéma?
Une chose est sûre : c’est ici pour rester. Est-ce que tous les films devraient être faits en 3D? Bien sûr que non. Je ne voudrais jamais voir une version 3D de La liste de Schindler.
Journey to the Center of the Earth
En salle dès aujourd’hui
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