Balancer les couleurs. Ajuster les pressions. Vérifier les matières premières. Ajuster le niveau de qualité… Tout un travail de préparation dans lequel seul l’imprimeur aura le dernier mot. La dernière touche.
Qu’ils soient pressiers ou aides pressiers, coordinateurs de production, planificateurs, chargés de projet, représentants techniques… tous ces employés sont certainement passés par le collège Ahuntsic, seul établissement proposant un DEC en Impression au Québec.
Depuis près de 35 ans, ce cégep assure une formation, des stages et des postes à ses étudiants. Un éventail de possibilités qui ravit les finissants?: «Présentement, le nombre d’emplois offerts est d’environ quatre par étudiant.
Le taux de placement au cours des 35 dernières années oscille entre 90 et 100%», nous assure Benoit Pothier, coordonnateur de la formation.
«Le domaine de l’impression étant très vaste, nous avons conçu le programme de façon à rendre les étudiants très polyvalents. La plupart se voient offrir des emplois comme pressier ou deuxième pressier ainsi que margeur. D’autres choisissent des domaines connexes comme le contrôle de qualité, la vente, le travail de chargé de projet.»
Le baby-boom favoriserait lui aussi l’emploi dans la profession : «Selon les statistiques du Comité sectoriel de la main-d’œuvre des communications graphiques du Québec, il y aura environ 2 000 emplois à combler, principalement à cause des départs à la retraite. Sur 6 700 pressiers au Québec, le quart d’entre eux ont atteint 55 ans et plus», constate M. Pothier.
Une profession passée à la loupe
Le professeur n’hésite pas à parler d’une profession devenue le fleuron de l’innovation?: «Il y a eu plus d’évolution au cours des 15 dernières années qu’il y en a eu les 50 années précédentes, affirme Benoit Pothier. Les machines se complexifient, les unités d’impression augmentent en nombre et en format. De plus en plus de presses utilisent plusieurs procédés d’impression en ligne, avec des unités de vernissage et de dorure à froid. Tous ces changements exigent de plus en plus de connaissances et de compétences.»
Les étudiants arrivent de différents milieux, du secondaire aux groupes de réorientation. «Il est important de souligner qu’il existe maintenant une passerelle entre le DEP (diplôme d’études professionnelles) et le DEC (diplôme d’études collégiales), ce qui facilite le cheminement des étudiants, note Benoit Pothier. Il n’y a pas de critères d’admission particuliers, cependant, les étudiants doivent posséder une bonne vision et un bon discernement des couleurs.»
Souci du détail, précision, bon sens esthétique, mais aussi sens de l’observation, de l’organisation ainsi qu’une capacité à se concentrer et à travailler en équipe... Autant de qualités qui deviennent des atouts pour répondre aux exigences du travail en imprimerie.
Pour ceux qui voudraient ensuite compléter leurs études, l’Institut des communications graphiques du Québec offre, en partenariat avec l’ETS, un certificat universitaire en production industrielle, pour les personnes qui désirent occuper des fonctions techniques et administratives dans la production au sein des entreprises.